Traducteurs professionnels
La traduction d’un site adulte ouvre votre catalogue aux visiteurs qui ne lisent pas sa langue d’origine, à condition de garder le ton cru que ce public attend. Vous trouverez ici des agences spécialisées, des moteurs de traduction automatique et des extensions qui gèrent les versions de votre site par langue. Les offres se distinguent par qui traduit, par la façon de facturer, au mot, au caractère ou à la licence, et par ce que devient le texte que vous envoyez.
Fiches contrôlées le 5 octobre 2026
argosopentech.comArgos Translate est une bibliothèque de traduction automatique open source, sous licence MIT, qui tourne hors ligne sur sa propre machine. Elle couvre 50 langues en 100 paquets, dont 98 partent de l’anglais ou y arrivent.
Traduction automatiqueOpen sourceAuto-hébergeableGratuitFonctionne hors ligne
polylang.proPolylang est l’extension WordPress multilingue de la société française WP SYNTEX, active sur 800 000 sites. La version gratuite gère autant de langues qu’on veut. Polylang Pro, dès 99 € HT par an, ajoute la traduction par DeepL et l’export XLIFF vers un traducteur.
Extension WordPressVersion gratuiteLangues illimitéesExport XLIFFTraduction manuelle
lingvanex.comLingvanex est un service de traduction automatique édité par Nordicwise Limited, à Chypre. Son API coûte 5 $ le million de caractères, 3 $ au-delà d’un milliard prépayé, couvre 109 langues et supprime les textes dès la traduction terminée.
Traduction automatiqueAPIAuto-hébergeableGlossaire personnaliséFonctionne hors ligne
reverso.netReverso est le traducteur en ligne de Reverso SAS, société de Neuilly-sur-Seine. Premium coûte 6,49 € par mois en annuel, Pro 19,99 €, et des forfaits de mots vont de 10 € à 1 200 €. Les documents envoyés restent privés et s’effacent sans copie.
Traduction automatiqueAide à la rédactionTraduction de documentsExemples en contexte
huggingface.coOPUS-MT est une collection de 1 550 modèles de traduction automatique gratuits, publiés par le groupe Helsinki-NLP de l’université d’Helsinki. Chaque modèle traduit une paire de langues, souvent sans passer par l’anglais, et tourne hors ligne sur sa propre machine.
Traduction automatiqueOpen sourceAuto-hébergeableGratuitFonctionne hors ligne
aws.amazon.comAmazon Translate est le moteur de traduction automatique d’Amazon Web Services. Il facture 15 $ le million de caractères traduits, couvre 75 langues, mais garde par défaut les textes envoyés pour améliorer ses modèles.
Traduction automatiqueAPIGlossaire personnaliséFacturation au caractère
translated.comTranslated est une agence de traduction italienne fondée en 1999, qui associe traducteurs et intelligence artificielle. Le devis s’obtient en ligne en quelques secondes dans 272 langues, on paie après la livraison, et un retard peut être remboursé à 100 %.
Traduction humaineDevis instantanéPaiement après livraisonAPI
unbabel.comUnbabel, fondée à Lisbonne en 2013 et rattachée au groupe TransPerfect, traduit par IA puis fait relire par des humains au besoin. Elle vise le service client multilingue, connecté à Zendesk ou Salesforce, et ne publie aucun prix.
Machine et relecture humaineService client multilingueIntégrationsISO 27001Sur devis
translatepress.comTranslatePress est une extension WordPress de traduction visuelle, éditée par Reflection Media en Roumanie. Elle coûte de 99 à 349 € par an, avec 50 000 à 500 000 mots d’IA, et la traduction Google devient illimitée avec sa propre clef.
Extension WordPressTraduction automatiqueVersion gratuiteÉditeur visuelTraduction des adresses
transpanish.bizTranspanish est une agence américaine qui traduit entre l’anglais et l’espagnol, avec du portugais en plus. Elle écrit un espagnol neutre, compris de l’Espagne au Mexique, ne publie aucun prix au mot et répond à un devis en 6 à 24 heures.
Traduction humaineAnglais et espagnolPost-éditionRemise au volume
libretranslate.comLibreTranslate est une API de traduction automatique open source, bâtie sur Argos Translate. Le service hébergé coûte de 14 à 58 $ par mois selon le débit, sans limite de volume ni conservation des textes, et le logiciel s’installe gratuitement sur son propre serveur.
Traduction automatiqueAPIOpen sourceAuto-hébergeableAbonnement mensuel
adult-translations.comAdult Translations est une agence de traduction humaine réservée au contenu adulte, lancée à Bratislava en 2015. Le mot coûte de 0,08 € pour un titre de vidéo à 0,22 € pour une page d’atterrissage, dans plus de 40 langues, et tout se commande par courriel.
Traduction humaineSpécialiste adultePrix au mot publiéEssai gratuit
deepl.comDeepL est le traducteur automatique de la société allemande DeepL SE. La version gratuite traduit 50 000 caractères par mois et sert à entraîner ses modèles. Les formules payantes, à partir de 7,49 € ou 8,74 $ par mois, suppriment les textes après traduction.
Traduction automatiqueAPIOffre gratuiteGlossaire personnaliséAllemagne
Ce que recouvre la traduction d’un site adulte
La traduction d’un site adulte porte sur tout ce que le visiteur lit avant de payer : menus et boutons, pages de catégorie, titres et descriptions de vidéos, étiquettes, biographies de modèles, profils de rencontre, courriels de confirmation et textes du tunnel d’abonnement. Les conditions générales et la politique de confidentialité en font partie, puisque le visiteur étranger doit comprendre ce qu’il accepte. Un site qui vend par des affiliés ajoute ses bannières, ses pages d’atterrissage et les textes de son programme d’affiliation.
Un titre de vidéo se traduit court, avec les mots que l’internaute tape dans la recherche du tube. Une page d’atterrissage se réécrit pour convertir dans la langue d’arrivée, ce qui relève de la rédaction publicitaire. Un tunnel de paiement demande une exactitude totale : un bouton ambigu ou une condition de renouvellement mal rendue fait abandonner l’achat au moment de saisir la carte. Adult Translations, agence spécialisée dans le secteur, fixe d’ailleurs son prix au mot selon ce découpage, du titre de vidéo à la page d’atterrissage.
Traduire un site adulte revient aussi à le localiser. L’espagnol d’Espagne et celui d’Amérique latine n’ont pas le même argot, le portugais du Brésil s’écarte de celui du Portugal, et le français du Québec a ses propres mots. La devise affichée, les moyens de paiement mis en avant, le format des dates et les sujets sensibles changent d’un pays à l’autre. La variante se choisit donc marché par marché, avant la commande.
Le vocabulaire sexuel évolue vite, change selon les niches et manque dans la plupart des dictionnaires. Un traducteur gêné par le sujet adoucit les termes crus, et le texte perd le ton que le public attend. Les agences du secteur mettent en avant pour cette raison des traducteurs de langue maternelle habitués au contenu explicite.
Traducteur humain, traduction automatique ou post-édition
La traduction humaine confie le texte à un traducteur de langue maternelle. Elle convient aux pages qui vendent : accueil, pages d’atterrissage, tunnel d’abonnement et textes juridiques. Le traducteur adapte les jeux de mots, choisit l’argot du pays visé et garde le ton de la marque. Elle se paie au mot et demande un délai de livraison.
La traduction automatique passe le texte dans un moteur neuronal, depuis une interface web ou par une API branchée sur le site. Elle traite un catalogue entier de titres et d’étiquettes en une seule opération, pour un coût bien inférieur à celui d’une équipe humaine. Ses défauts se retrouvent d’un moteur à l’autre : contresens sur l’argot, termes crus rendus par des mots médicaux ou neutres, accords de genre erronés. Certains moteurs proposent un masquage de la grossièreté, qui remplace les mots jugés vulgaires par des symboles, une option à laisser désactivée sur un site adulte.
La post-édition combine traduction automatique et relecture humaine. Le moteur produit un premier jet, puis un relecteur corrige le sens, le registre et les termes du métier. Plusieurs agences vendent cette formule pour les gros volumes.
Un site adulte mêle souvent ces méthodes : le moteur pour le catalogue de vidéos et les étiquettes, la post-édition pour les pages de catégorie, le traducteur humain pour les pages qui encaissent. Un glossaire tient l’ensemble. Il fixe la traduction des termes de chaque niche, que le moteur et les traducteurs appliquent de la même manière, et une même pratique porte alors le même nom sur toutes les pages du site.
Adresses par langue, hreflang et extensions multilingues
Google recommande une adresse distincte pour chaque version linguistique d’une page. Un site traduit se range en sous-répertoires, en sous-domaines ou sur des domaines séparés par pays. Le sous-répertoire tient sur un seul domaine et un seul hébergement, ce qui le rend le plus simple à gérer. Un domaine par pays envoie un signal géographique net, mais chaque domaine se référence séparément.
Les balises hreflang relient les versions d’une même page. Chaque version déclare toutes les autres ainsi qu’elle-même, et Google peut alors montrer au visiteur la version de sa langue. Une balise sans lien de retour depuis la page citée est ignorée. Google déconseille aussi la redirection automatique selon l’adresse IP ou la langue du navigateur, parce que son robot explore surtout depuis les États-Unis et risque de ne voir qu’une version. Un sélecteur de langue visible sur chaque page remplit ce rôle.
Sur WordPress, une extension multilingue crée soit un article distinct par langue, relié à l’original, soit une traduction de la page affichée, chaîne par chaîne. Dans le premier cas, le texte traduit reste à fournir, à la main ou par un prestataire, et chaque phrase reste sous contrôle. Dans le second, l’extension appelle le plus souvent un moteur automatique et traite un gros catalogue plus vite. Les extensions se départagent ensuite sur la traduction des adresses de pages, des métadonnées SEO et des chaînes du thème, et sur l’export au format XLIFF, le format d’échange que les traducteurs professionnels ouvrent dans leurs outils.
Les internautes de chaque pays cherchent avec leurs propres mots, souvent des termes anglais passés dans l’usage. Le titre et la description d’une page traduite reprennent la requête tapée dans le pays visé, et seule une recherche de mots clés par marché la fait apparaître. Google range par ailleurs parmi les abus de contenu à grande échelle les pages produites en masse pour se positionner sans rien apporter au lecteur, quelle que soit la méthode employée. Un catalogue passé dans un moteur et publié sans aucune relecture s’expose à ce classement.
Le prix d’une traduction et la confidentialité des textes envoyés
La traduction humaine se facture au mot, compté sur le texte source en traduction et parfois sur le texte cible en relecture, souvent avec un minimum sur les textes courts. Le prix dépend de la paire de langues, du type de texte et du niveau de relecture : une page d’atterrissage réécrite coûte plus cher qu’un titre de vidéo, et une langue rare plus cher que l’anglais. Les moteurs automatiques se paient au caractère ou par abonnement mensuel, souvent avec un palier gratuit plafonné. Les extensions WordPress se vendent en licence annuelle, avec ou sans quota de mots traduits automatiquement.
Tout texte envoyé à un service de traduction sort du site. Profils de rencontre, biographies de modèles, courriels de clients et descriptions de vidéos pas encore publiées contiennent des données personnelles ou des informations commerciales. Chez DeepL, la version gratuite du traducteur utilise les textes pour entraîner ses modèles et interdit ceux qui contiennent des données personnelles, alors que les paliers payants suppriment les textes une fois traduits et ne s’en servent pas pour améliorer le service. D’autres moteurs réutilisent les textes par défaut, tant que le client n’a pas coupé l’option dans son compte.
Les moteurs libres s’installent sur son propre serveur et traduisent sans rien envoyer à l’extérieur, au prix d’un serveur à installer et à entretenir. Du côté des agences, l’engagement de confidentialité, la durée de conservation des fichiers et l’accord de non-divulgation signé par les traducteurs se demandent par écrit avant l’envoi d’un catalogue, surtout quand l’agence ne publie ni conditions générales ni politique de confidentialité.
Un essai sur un petit lot représentatif, avec quelques titres, une page d’atterrissage et un profil, montre le registre réel d’un traducteur ou d’un moteur avant toute commande. Relu par un locuteur natif du pays visé, il fait ressortir les termes adoucis, les contresens d’argot et les phrases trop collées au texte d’origine.