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Sécurité et anti-DDoS

Une protection anti-DDoS écarte le trafic d’attaque avant qu’il sature votre serveur et laisse passer les visiteurs légitimes. Un tube, un site de cams ou une boutique adulte qui tombe sous une attaque perd ses visites, ses inscriptions et ses revenus publicitaires tant qu’elle dure. Les services réunis ici acceptent le contenu adulte et vendent cette protection de deux façons : comprise avec un serveur loué chez eux, ou posée à distance devant l’hébergeur que vous gardez. Ils se distinguent par le montage demandé, la capacité de filtrage garantie et ce que prévoit le contrat quand une attaque dépasse l’offre.

Fiches contrôlées le 1er octobre 2026

Sharktech

sharktech.net

Sharktech, hébergeur de Las Vegas actif depuis 2003, inclut un filtrage anti-DDoS dans ses serveurs dédiés, ses VPS et son stockage objet, dans cinq centres de données dont Amsterdam. Ses dédiés partent de 219 $ par mois avec 300 To de trafic.

Anti-DDoS comprisServeurs de stockageSauvegarde géréeTrafic 300 To comprisRemise à l’engagementInstallation offerte

Psychz Networks

psychz.net

Psychz Networks loue des serveurs dédiés dans seize villes, dont Amsterdam, Londres et Barcelone, avec 20 Gbit/s de filtrage anti-DDoS compris sur chacun. Son catalogue public affiche 159 offres, et la protection d’un site hébergé ailleurs démarre à 399 $ par mois.

Anti-DDoS comprisSortie de données gratuiteServeurs en AsieSauvegarde continueObjets verrouillablesFacturation à l’heure

X4B

x4b.net

X4B vend une protection anti-DDoS seule, à placer devant un site hébergé ailleurs, à partir de 10 $ par mois. Le raccordement se fait par proxy inverse ou par tunnel, sans numéro d’AS.

Anti-DDoS seulSans changer d’hébergeurTunnel GRE et IPIPProxy inverseTCP et UDP protégésFacturation à l’heure

Protection anti-DDoS : comment le filtrage arrête une attaque

Une attaque par déni de service distribué, le DDoS, envoie vers un serveur plus de trafic ou de requêtes qu’il ne peut en traiter, depuis un grand nombre de machines à la fois. Ces machines sont le plus souvent des ordinateurs, des routeurs ou des objets connectés piratés et réunis en botnet, que leurs propriétaires ne soupçonnent pas. Une protection anti-DDoS s’interpose entre internet et le serveur visé. Elle observe le trafic, repère ce qui s’écarte de l’ordinaire, puis dirige le flux vers des centres de nettoyage qui écartent les paquets d’attaque et renvoient le reste vers le serveur d’origine.

Les attaques se rangent en deux familles, et une offre sérieuse dit laquelle elle traite. Les attaques volumétriques et protocolaires frappent les couches réseau et transport : inondations UDP ou SYN, amplification par des serveurs DNS ou NTP mal configurés, paquets fragmentés. Elles cherchent à remplir le lien du serveur ou sa table de connexions. Les attaques applicatives visent la couche HTTP avec des requêtes qui ressemblent à celles de vrais visiteurs, ou avec des connexions volontairement lentes du type Slowloris, pour épuiser le serveur web et la base de données. Un filtre réseau arrête la première famille. La seconde demande d’examiner les requêtes elles-mêmes, avec une limitation de débit par adresse, un défi posé aux robots ou un pare-feu applicatif.

Un pare-feu installé sur le serveur ne suffit pas face à une attaque volumétrique. Il ne voit les paquets qu’une fois arrivés, alors que le lien qui relie la machine au réseau est déjà plein. Le filtrage doit donc se faire en amont, sur un réseau dont la capacité dépasse celle de l’attaque. Elle se loue auprès d’un hébergeur équipé ou d’un prestataire spécialisé.

Serveur protégé, tunnel GRE ou proxy inverse : les trois montages

Le montage le plus simple est un serveur loué chez un hébergeur qui filtre lui-même son réseau. La protection s’applique dès la mise en service, sans réglage, et une seule facture couvre l’hébergement et le filtrage. Sharktech fonctionne ainsi : le filtrage anti-DDoS est compris dans tous les services qu’il héberge, avec une capacité supérieure en option. La contrepartie est un déménagement du site, avec ses fichiers, sa base et sa configuration.

La protection distante par tunnel laisse le serveur là où il est. Le trafic destiné au site arrive d’abord sur le réseau du prestataire, qui le nettoie et renvoie le trafic propre au serveur par un tunnel GRE ou IPIP. Dans sa version d’opérateur, ce montage suppose d’annoncer en BGP un bloc d’adresses que l’on possède, avec un numéro de système autonome et un routeur capable de le faire. Certains prestataires montent le tunnel sans rien de tout cela et prêtent leurs propres adresses. X4B procède de cette façon, et son service protège tout ce qui passe en TCP ou en UDP, un serveur de jeu ou une messagerie aussi bien qu’un site.

Le proxy inverse est le montage le plus accessible. Le nom de domaine pointe vers le prestataire, qui reçoit les visiteurs et relaie leurs requêtes vers le serveur d’origine. Il fonctionne avec n’importe quel hébergement et se met en place en changeant un enregistrement DNS. Les réseaux de diffusion de contenu reposent sur ce principe, et certains proposent une formule gratuite qui filtre le trafic web. Leurs conditions d’usage se lisent avant d’y faire passer un site adulte.

Un site bien installé chez un hébergeur qui accepte le contenu adulte garde son hébergement et ajoute un proxy ou un tunnel. Un site déjà prêt à changer d’hébergeur, ou dont l’hébergeur actuel coupe le serveur à chaque attaque, a intérêt à regarder les serveurs protégés.

Les facteurs qui font varier le prix d’une protection anti-DDoS

Le prix dépend d’abord de la capacité de filtrage garantie, c’est-à-dire du volume d’attaque que le prestataire s’engage à absorber pour votre adresse. La capacité totale du réseau, mise en avant sur les pages commerciales, est partagée entre tous les clients et ne dit rien de cette garantie. Les offres comprises avec un serveur donnent un niveau de base, puis vendent des paliers supérieurs en option. Les offres distantes se choisissent directement par palier.

Une protection distante facture souvent aussi le trafic propre, c’est-à-dire le volume ou le débit de trafic légitime qui ressort du filtre vers votre serveur, en plus ou à la place de la capacité filtrée. Un site qui diffuse de la vidéo consomme ce trafic bien plus vite qu’un blog, et le palier se choisit sur l’audience réelle du site.

Le filtrage permanent fait passer tout le trafic par le prestataire en continu, ce qui ajoute un détour mais arrête l’attaque dès son premier paquet. Le filtrage déclenché ne déroute le trafic qu’au moment où l’attaque est détectée. Il coûte moins cher, et le début de l’attaque atteint le serveur avant la bascule. Sharktech propose les deux pour sa protection distante, dont le prix n’est pas public.

Un prestataire qui filtre sur plusieurs continents arrête l’attaque près de sa source et garde une latence correcte pour les visiteurs lointains. Les routes vers certaines régions, l’Asie en tête, sont souvent accordées en usage loyal ou facturées à part. Le filtrage applicatif, qui examine les requêtes HTTP, fait parfois l’objet d’une option distincte du filtrage réseau.

Reconnaître une attaque DDoS et lire le contrat de protection

Une attaque DDoS se reconnaît à un site lent ou injoignable alors que rien n’a changé côté code, avec une bande passante ou un nombre de connexions sans rapport avec le nombre de visiteurs mesuré par vos statistiques. Les journaux montrent des requêtes venues d’adresses dispersées dans de nombreux pays, souvent répétées sur la même page ou avec le même agent utilisateur. Chez un hébergeur sans protection, le signe le plus net est la disparition complète du site : pour protéger le reste de son réseau, l’hébergeur envoie l’adresse attaquée dans un trou noir, et plus aucun paquet ne passe, visiteurs compris.

Un proxy inverse ne protège que si l’adresse réelle du serveur reste inconnue. Un attaquant qui la trouve contourne le filtre et frappe le serveur en direct. L’adresse fuit par d’anciens enregistrements DNS, par un sous-domaine qui pointe encore vers le serveur, ou par les en-têtes des courriels envoyés depuis la machine. Après la mise en place du proxy, on change l’adresse du serveur, on envoie les courriels par un service séparé et on n’autorise dans le pare-feu que les adresses du prestataire.

Le contrat dit ce qui se passe quand l’attaque dépasse l’offre. Le seuil garanti doit y figurer par écrit. Sharktech ne publie aucun seuil de filtrage, et la question se pose à son service commercial avant de signer. X4B écrit qu’une attaque d’une intensité extrême peut rendre le site accessible seulement depuis certains continents, ou le conduire à couper le service, notamment à la demande de ses opérateurs de transit.

Le contenu adulte se vérifie dans les règles d’usage du prestataire de filtrage comme dans celles de l’hébergeur, puisque les deux transportent le même trafic. Une autorisation écrite dans la charte d’usage engage davantage qu’une réponse du support, et une confirmation écrite obtenue au moment de la commande garde la trace de ce qui était admis ce jour-là.