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Serveurs proxy

Un serveur proxy relaie vos connexions et présente son adresse IP à la place de la vôtre, ce qui permet de voir une page d’atterrissage, un lien affilié ou une page de résultats Google comme un visiteur d’un autre pays. Les affiliés et les webmasters adultes s’en servent pour contrôler leurs campagnes sans dépendre d’un contact sur place. Les offres se distinguent par le type d’adresse vendu, datacenter, résidentielle, ISP ou mobile, par une facturation au Go ou à l’adresse, et par les sites que le fournisseur accepte de joindre. Certaines se louent, d’autres s’installent sur votre propre serveur.

Fiches contrôlées le 4 octobre 2026

Rayobyte

rayobyte.com

Rayobyte, nom commercial de la société américaine Blazing SEO, vend des proxys résidentiels, mobiles, ISP et de datacenter. Le résidentiel Premium se paie à l’usage, de 3,50 $ le Go à 0,70 $ au-delà de 1 000 Go, et la plupart des produits s’essaient gratuitement, sans carte.

Proxies résidentielsProxies mobilesProxies ISPProxies de datacenterCiblage par villeSessions persistantes

Squid

squid-cache.org

Squid est un proxy cache libre, sous licence GPLv2 ou ultérieure, maintenu par la Squid Software Foundation. Il est gratuit, s’installe sur son propre serveur et ne fournit aucune adresse IP : il sort par celle de la machine. Sa version stable est la 7.7, sortie en août 2026.

Proxy auto-hébergéLogiciel libreCache web

Decodo

decodo.com

Decodo, nommé Smartproxy jusqu’en avril 2025, vend depuis Vilnius des proxys résidentiels, mobiles, ISP et datacenter en libre-service. Le résidentiel coûte 11,25 $ pour 3 Go par mois, ou 4 $ le Go sans abonnement, hors TVA.

Proxies résidentielsProxies mobilesProxies ISPProxies de datacenterSOCKS5Ciblage par ville

Webshare

webshare.io

Webshare vend des proxys de datacenter, des proxys ISP statiques et des proxys résidentiels tournants, en HTTP et SOCKS5. Dix proxys sont gratuits sans carte bancaire, et l’offre payante commence à 2,99 $ par mois pour 100 proxys de datacenter.

Proxies résidentielsProxies ISPProxies de datacenterSOCKS5Ciblage par villeAccès par API

Oxylabs

oxylabs.io

Oxylabs est un fournisseur de proxys installé à Vilnius depuis 2015. Il annonce plus de 175 millions d’IP résidentielles dans 195 pays et vend le résidentiel par forfaits mensuels, à partir de 30 $ pour 5 Go. Cinq IP de datacenter américaines se testent gratuitement pendant un mois.

Proxies résidentielsProxies mobilesProxies ISPProxies de datacenterSOCKS5Ciblage par ville

Infatica

infatica.io

Infatica vend depuis 2019 des proxys résidentiels, mobiles, ISP et datacenter, dont le résidentiel à 4 $ le Go sans forfait. Chaque client passe un KYC par Veriff, et l’engagement dure douze mois.

Proxies résidentielsProxies mobilesProxies ISPProxies de datacenterSOCKS5Ciblage par ville

SOAX

soax.com

SOAX, société britannique, vend des proxys résidentiels et mobiles payés en crédits, avec un prix au Go qui dépend du plan et du pays de sortie. Les abonnements vont de 200 à 3 000 $ par mois hors TVA, et une vérification d’identité précède tout achat.

Proxies résidentielsProxies mobilesSOCKS5Ciblage par villeSessions persistantesPaiement en crypto

Le serveur proxy, définition et fonctionnement

Un serveur proxy est un intermédiaire qui reçoit les requêtes d’un navigateur ou d’un script, les transmet au site demandé sous sa propre adresse IP, puis renvoie la réponse. Le site visité voit l’adresse du proxy et le pays auquel elle est rattachée. Un affilié installé à Paris ouvre ainsi une page d’atterrissage telle qu’elle s’affiche à Madrid ou à Chicago.

Le proxy de transfert, le plus courant, travaille pour l’utilisateur et se place entre son poste et Internet. Le proxy inverse travaille pour un site : il se tient devant le serveur, répond aux visiteurs à sa place, garde en cache les images et les pages publiques et répartit la charge. Les réseaux de diffusion de contenu reposent sur ce second modèle. Un webmaster adulte croise les deux, le premier pour contrôler ses campagnes, le second pour absorber un afflux de visiteurs venu d’un tube.

En HTTP en clair, le proxy lit la requête et peut la modifier. Deux en-têtes trahissent souvent son passage : X-Forwarded-For, qui transmet l’adresse réelle du client, et Via, qui annonce qu’un proxy a relayé la requête. Un proxy transparent laisse passer l’adresse d’origine. Un proxy anonyme la masque mais se déclare. Un proxy dit élite, ou à haut anonymat, ne montre ni l’une ni l’autre. Pour un contrôle géographique, seul ce dernier donne un résultat fiable, car une plateforme qui lit X-Forwarded-For localise le poste de départ.

En HTTPS, le navigateur ouvre un tunnel à travers le proxy avec la méthode CONNECT. Le proxy voit le nom du site demandé, et le contenu des pages reste chiffré de bout en bout. Le protocole SOCKS travaille à un niveau plus bas et relaie tout type de connexion, ce qui le rend utile aux navigateurs antidétection et aux logiciels qui ne parlent pas HTTP.

Un proxy se règle application par application. Un VPN chiffre tout le trafic de l’appareil jusqu’à son serveur. Pour changer d’adresse dans un seul outil de contrôle, le proxy suffit et se partage facilement entre plusieurs scripts.

Proxys datacenter, résidentiels, ISP et mobiles

Le type d’adresse IP décide de ce que la plateforme visitée croit voir. Un proxy de datacenter sort par une adresse louée chez un hébergeur. Il est rapide et bon marché, et il se reconnaît : les bases de géolocalisation classent ces plages comme de l’hébergement, et certaines régies ou plateformes adultes les traitent autrement qu’un visiteur ordinaire, quand elles ne les bloquent pas.

Un proxy résidentiel sort par la connexion d’un particulier, une box domestique rattachée à un fournisseur d’accès. La page affichée est celle qu’un vrai visiteur de la ville recevrait. Ces adresses viennent de particuliers qui ont accepté de partager leur connexion, souvent en échange d’une application gratuite, et la manière dont un fournisseur recueille leur accord se lit dans ses pages de conformité. Le résidentiel se vend au volume de données, et l’adresse change à chaque requête ou au bout d’une session.

Le proxy ISP, aussi appelé résidentiel statique, réunit les deux mondes : une adresse enregistrée chez un fournisseur d’accès, mais hébergée dans un datacenter, donc stable et rapide. Il se loue à l’adresse, pour les tâches qui demandent la même identité plusieurs jours de suite, comme la gestion d’un compte publicitaire.

Le proxy mobile sort par un opérateur de téléphonie. De nombreux abonnés partagent la même adresse derrière le réseau de l’opérateur, si bien qu’une plateforme hésite à la bloquer. Il coûte plus cher que le résidentiel et sert surtout aux campagnes pensées pour le téléphone.

La rotation donne une nouvelle adresse à chaque requête, ce qui convient au relevé de pages en nombre. La session collante garde la même adresse pendant un parcours, indispensable pour suivre un tunnel d’inscription ou une chaîne de redirections sans changer de pays en route. Une adresse partagée sert aussi à d’autres clients, dont l’historique a pu la faire bloquer, alors qu’une adresse dédiée ne sert qu’à vous.

Un serveur proxy peut aussi s’installer soi-même. Squid, logiciel libre de proxy et de cache, transforme un VPS en proxy privé qui sort par l’adresse de datacenter du serveur, dans le pays où il est loué. Il ne fournit ni adresse résidentielle, ni rotation automatique, ni SOCKS natif, et l’accès comme les mises à jour restent à la charge de celui qui l’installe.

Contrôler ses campagnes d’affiliation avec un serveur proxy

Une offre de rencontre, de webcam ou d’abonnement change souvent de page, de prix, de devise ou de langue selon le pays du visiteur, et certains pays reçoivent une autre offre que celle annoncée par le réseau. Une adresse du pays ciblé, fournie par un serveur proxy, montre la version réelle avant qu’un budget publicitaire ne parte sur une page absente de ce marché.

Un lien de réseau CPA passe par plusieurs rebonds entre le clic et l’offre : le tracker de l’affilié, le serveur du réseau, parfois un routeur de trafic qui choisit l’offre selon le pays et l’appareil. Avec une session collante dans le bon pays, un script ou un navigateur suit la chaîne jusqu’au bout et repère un paramètre perdu, un lien mort ou une offre remplacée sans prévenir.

Une bannière ou un popunder achetés chez une régie ne s’affichent que dans les pays et sur les appareils visés. Un proxy du pays, résidentiel ou mobile selon la source de trafic, montre la publicité en place, sa page d’arrivée et les annonces concurrentes diffusées sur les mêmes emplacements.

Le suivi des positions Google demande des adresses réparties dans les villes suivies, puisque les résultats changent d’une ville à l’autre. La collecte de pages publiques en nombre, prix des concurrents ou catalogues d’offres, s’appuie sur la rotation pour éviter les blocages.

Générer soi-même des clics, des inscriptions ou des installations à travers des proxys pour toucher des commissions revient à frauder le réseau. Les programmes d’affiliation repèrent ces conversions, les annulent et ferment les comptes concernés. Pour tester ses propres liens, un affilié s’arrête donc avant l’inscription, sans remplir le formulaire de l’offre.

Les conditions des fournisseurs ferment souvent des catégories entières de sites. Decodo bloque par défaut le streaming et le jeu sans définir ces termes, si bien qu’un tube vidéo ou un site de jeux d’argent peut tomber dans la liste. La politique d’usage du fournisseur se lit donc avant l’achat, avec la liste des domaines que l’on compte contrôler.

Le prix d’un serveur proxy et les risques des proxys gratuits

Le résidentiel et le mobile se facturent surtout au volume de données, par forfait mensuel ou à l’usage. Le datacenter et l’ISP se louent plutôt à l’adresse, au mois. L’auto-hébergement ne coûte que le serveur et le temps passé à l’administrer.

Au volume, le trafic décompté comprend souvent les réponses en erreur. Chez Decodo, une page introuvable ou refusée par le site visé compte comme une page servie, et un script qui boucle sur un lien affilié mort vide un forfait sans rien vérifier. Le trafic inclus dans un abonnement expire en général à la fin de la période, alors que le paiement à l’usage reste valable plus longtemps. Une page d’atterrissage chargée de vidéos et d’images pèse bien plus que son texte : bloquer les médias quand seule la redirection compte réduit la facture sans fausser le contrôle.

Beaucoup de fournisseurs de proxys résidentiels demandent une vérification d’identité, pièce officielle et parfois selfie, avant le premier achat ou avant d’ouvrir certains sites. La validation retarde un lancement, et un usage mal décrit dans le formulaire peut valoir un refus.

Les listes de proxys gratuits publiées sur le Web rassemblent surtout des serveurs mal configurés, laissés ouverts par leurs propriétaires, et des machines tenues par des inconnus qui journalisent tout ce qui passe. Un mot de passe de compte d’affiliation envoyé en HTTP à travers eux se lit en clair, et une adresse partagée avec des fraudeurs figure souvent déjà sur les listes de blocage. Les offres gratuites des fournisseurs de proxys, limitées en volume et en adresses, passent au contraire par un compte et un réseau identifiés.

Un proxy installé soi-même et laissé ouvert à tous attire les mêmes inconnus, et l’hébergeur du serveur peut le couper quand l’adresse finit sur une liste de blocage. L’accès se ferme par mot de passe ou par une liste d’adresses autorisées, et le logiciel se met à jour à chaque avis de sécurité.