E-mailing
Un logiciel emailing open source vous permet d’envoyer newsletters et campagnes depuis votre propre serveur, sans dépendre d’une plateforme hébergée qui refuse le contenu adulte. Ces outils gèrent les listes d’abonnés, les formulaires d’inscription, la rédaction des messages et les statistiques, puis confient la livraison à un relais SMTP que vous choisissez. Ils se distinguent par leur licence, par leur degré d’automatisation, de la lettre ponctuelle à la séquence déclenchée, et par le travail d’administration qu’ils demandent.
Fiches contrôlées le 5 octobre 2026
postalserver.ioPostal est un serveur d’envoi et de réception d’e-mails libre, sous licence MIT, pensé comme un Sendgrid, un Mailgun ou un Postmark à installer sur ses propres machines. Il demande un serveur dédié de 4 Go de RAM, Docker et MariaDB, et sa version 3.3.7 date de juin 2026.
Serveur d’envoiSuivi des ouvertures et clicsAccès par APIMulti-utilisateurLogiciel libre
phplist.orgphpList est un logiciel de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en PHP avec MySQL ou MariaDB. La version 3.7.0, sortie en août 2026, demande PHP 8.1 ou plus récent et s’installe aussi en un clic par Softaculous.
NewslettersSegmentationFormulaires d’inscriptionSMTP externeAccès par APIMulti-utilisateur
openemm.orgOpenEMM est la version gratuite et libre, sous licence AGPLv3, de l’E-Marketing Manager de la société munichoise AGNITAS. Elle envoie par son propre serveur Postfix, tourne sur Red Hat ou AlmaLinux avec Java 21 et Tomcat 11, et a été téléchargée plus de 700 000 fois.
NewslettersAutomatisation marketingSegmentationFormulaires d’inscriptionServeur d’envoiAccès par API
acellesend.comAcelle Mail est un logiciel d’e-mailing en PHP et Laravel qu’on installe sur son propre serveur Linux, vendu 80 $ une fois en licence régulière et 199 $ en licence étendue. Les envois passent par le relais qu’on branche, comme Amazon SES ou un SMTP, payé à part.
NewslettersAutomatisation marketingSegmentationSMTP externeAccès par APILicence commerciale
mautic.orgMautic est un logiciel d’automatisation marketing libre, sous licence GPLv3, utilisé selon le projet par plus de 40 000 entreprises. Il s’installe gratuitement sur un VPS avec PHP 8.2 ou plus récent et MySQL ou MariaDB. Sa version gérée, vendue par Dropsolid, démarre à 247,50 € par mois.
NewslettersAutomatisation marketingSegmentationFormulaires d’inscriptionSMTP externeAccès par API
keila.ioKeila est un outil de newsletter open source de la société allemande Keila GmbH, sous licence AGPLv3. Il s’installe gratuitement en Docker avec PostgreSQL, ou se loue en cloud de 8 € par mois pour 2 000 e-mails à 256 € pour 250 000.
NewslettersSegmentationFormulaires d’inscriptionSMTP externeAccès par APILogiciel libre
dadamailproject.comDada Mail est un gestionnaire de listes de diffusion en Perl, sous licence GPL, qui s’installe sur un hébergement Linux classique. La version gratuite est limitée à trois listes, Pro Dada coûte 150 $ par an ou 300 $ à vie, et la dernière version date de septembre 2023.
NewslettersSegmentationFormulaires d’inscriptionSMTP externeLogiciel libre
listmonk.applistmonk est un gestionnaire de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en Go par Kailash Nadh. Il tient en un seul binaire qui ne demande qu’une base PostgreSQL 12 ou plus récente, et a envoyé une campagne de plus de 7 millions d’e-mails avec 57 Mo de mémoire au plus fort.
NewslettersSegmentationFormulaires d’inscriptionSMTP externeAccès par APIMulti-utilisateur
mailwizz.comMailWizz est un logiciel d’e-mailing en PHP à installer sur son propre serveur, vendu depuis 2013 par la société roumaine Onetwist Software. La licence régulière coûte 59 $ par an ou 79 $ une fois, l’étendue, qui permet de le revendre en SaaS, 219 $ par an ou 275 $ une fois.
NewslettersAutomatisation marketingSegmentationSMTP externeAccès par APIMulti-utilisateur
Logiciel emailing open source : définition, licences et coût réel
Un logiciel emailing open source est une application d’envoi de newsletters et de campagnes dont le code source est publié sous une licence libre. Chacun peut l’installer sur son propre serveur, le lire et le modifier. Il gère les listes d’abonnés, les formulaires d’inscription, l’éditeur de messages, l’envoi par lots et le suivi des ouvertures et des clics, comme un routeur hébergé, à ceci près que tout tourne sur une machine que vous administrez.
Trois licences dominent ce domaine. La GPL oblige à publier le code modifié quand on redistribue le logiciel. L’AGPL va plus loin et impose de fournir ce code aux utilisateurs qui se servent du logiciel à travers un réseau. La licence MIT n’exige guère plus que la mention de l’auteur. Pour un webmaster qui installe l’outil sans le modifier, les trois reviennent au même : l’usage est gratuit et sans limite d’abonnés.
Certains logiciels d’emailing auto-hébergés se vendent sous licence commerciale, régulière pour envoyer à ses propres listes, étendue pour faire payer l’accès à des clients. Leur code PHP est livré lisible et modifiable, mais la licence encadre le nombre d’installations et la revente, ce qui les place hors de l’open source au sens strict. Ils figurent pourtant dans la plupart des comparatifs, et s’installent de la même façon.
Pour un site adulte, l’auto-hébergement règle d’abord une question d’accès. La plupart des plateformes d’emailing hébergées excluent le contenu pornographique de leurs conditions d’utilisation, et plusieurs relais transactionnels connus se réservent de fermer un compte dont le contenu leur paraît obscène. Un compte fermé en pleine campagne coupe l’accès à toute la liste. Avec un logiciel installé chez vous, les abonnés, l’historique des envois et les modèles restent sur votre serveur, et seul le relais d’envoi dépend d’un tiers.
Le logiciel est gratuit et l’exploitation se paie : un serveur ou un VPS, un relais d’envoi ou des adresses IP dédiées, et du temps pour les mises à jour, les sauvegardes et la surveillance des rebonds. La facture dépend du volume envoyé et du relais retenu bien plus que de l’outil lui-même.
Gestionnaire de newsletters, marketing automation ou serveur d’envoi
Le gestionnaire de newsletters envoie une campagne à une liste ou à un segment, à la date choisie, puis en mesure les ouvertures, les clics et les rebonds. listmonk en est l’exemple type : un seul binaire, une base PostgreSQL, des segments écrits en SQL, et ni séquence ni autorépondeur. Les envois déclenchés passent par son API transactionnelle, que votre site appelle à l’inscription ou après un paiement.
La plateforme de marketing automation ajoute les parcours. Une suite de messages part à l’inscription, après une ouverture, un clic ou la visite d’une page, avec des délais, des conditions et des embranchements. Ces plateformes attribuent souvent des points aux contacts selon leur comportement et testent plusieurs versions d’un même message. Elles servent la séquence de bienvenue, la relance d’un abonnement expiré ou l’offre envoyée à qui a cliqué sans acheter. Elles demandent en retour un serveur plus solide, plus de réglages et une base qui grossit vite.
Le serveur d’envoi, ou MTA, livre les courriels et ne gère ni listes ni campagnes. Postal en est un : il reçoit les messages en SMTP ou par API HTTP, signe chaque domaine en DKIM, répartit les envois entre des pools d’adresses IP et renvoie chaque événement à l’application par webhook. Il se place derrière un gestionnaire de newsletters, à la place d’un relais commercial.
Le logiciel le plus simple à exploiter reste le gestionnaire de newsletters, pour qui envoie une lettre régulière à des abonnés qui ont confirmé leur inscription. Le plus complet est la plateforme d’automation, pour qui vend des abonnements et relance selon le comportement du lecteur. Un gros expéditeur ajoute un serveur d’envoi à l’un ou à l’autre.
Les fonctions secondaires départagent ensuite les outils d’une même famille : éditeur par glisser-déposer ou HTML brut, formulaires d’inscription à coller sur le site, champs personnalisés pour la langue ou la niche préférée, comptes multiples avec des droits par liste, envoi vers SMS ou notifications push.
Relais SMTP et délivrabilité d’un emailing auto-hébergé
Un logiciel emailing open source prépare les messages et les remet à un relais SMTP, et ce relais décide en grande partie si le courriel arrive en boîte de réception ou en spam. Un site adulte a trois voies : un relais commercial dont les conditions acceptent explicitement ce contenu, lues avant l’inscription, un serveur d’envoi que vous exploitez vous-même, ou le Postfix de votre propre machine. Les deux dernières vous rendent seul responsable de la réputation de l’expéditeur.
L’authentification vient en premier. SPF déclare dans le DNS les serveurs autorisés à envoyer pour votre domaine. DKIM signe chaque message avec une clé dont la partie publique est publiée dans le DNS. DMARC indique aux messageries quoi faire d’un courriel qui échoue à ces contrôles et où envoyer les rapports. Gmail, Yahoo et Outlook exigent ces trois enregistrements des expéditeurs en masse, avec un lien de désinscription en un clic dans l’en-tête du message.
Une adresse IP neuve n’a aucune réputation, et les messageries la jugent sur ses premiers envois. Le plan de chauffe commence par les abonnés les plus actifs, en petits lots, puis augmente le volume jour après jour. Le logiciel le règle par un plafond de débit à l’heure ou à la minute, ce qui sert aussi à respecter le quota d’un relais. Un sous-domaine réservé aux campagnes isole leur réputation de celle des courriels transactionnels du site.
Beaucoup d’hébergeurs de VPS bloquent par défaut le port SMTP sortant pour limiter le spam. Il faut alors demander son ouverture au support ou passer par un relais sur le port de soumission authentifiée.
Les rebonds se traitent sans intervention : le logiciel relève une boîte dédiée ou reçoit les webhooks du relais, sépare les échecs temporaires des adresses mortes et retire ces dernières de la liste. Les plaintes pour spam suivent le même chemin grâce aux boucles de retour des messageries. Une liste en double opt-in, où chaque abonné a cliqué sur un lien de confirmation, garde la preuve du consentement et écarte les adresses saisies par un tiers, deux points que le relais examine au premier signalement.
Installer, migrer et maintenir un logiciel emailing open source
Ces logiciels tournent sur un serveur Linux. Les plus anciens sont écrits en PHP avec une base MySQL ou MariaDB, s’installent sur un hébergement classique et s’appuient sur une tâche cron pour déclencher les envois. Les plus récents arrivent en image Docker avec PostgreSQL, ou en binaire unique. Un petit VPS suffit pour démarrer, puis la base grossit avec chaque ouverture et chaque clic enregistrés, au point de ralentir l’administration d’une grosse liste si elle n’est pas entretenue.
La date de la dernière version et celle du dernier commit se regardent avant l’installation. Plusieurs logiciels encore cités dans les comparatifs n’ont plus reçu de mise à jour depuis des années, et un outil d’envoi exposé sur Internet sans correctif reste vulnérable aux failles connues. Un formulaire d’inscription sans protection se remplit d’adresses de robots, qui dégradent la réputation de l’expéditeur dès la campagne suivante.
L’exploitation comprend la sauvegarde de la base avant chaque montée de version, les correctifs du système, le certificat HTTPS des pages publiques et la surveillance des files d’envoi. Les comptes d’administration se limitent aux personnes de confiance, parce qu’un droit d’écrire des requêtes ou des modèles donne accès à toute la liste.
Une liste quitte un routeur hébergé en fichier CSV et entre dans le nouveau logiciel par l’écran d’import ou par l’API. Le premier fichier à importer est celui des désinscrits et des plaintes, en liste de blocage, pour qu’aucune personne désabonnée ailleurs ne reçoive de courriel après le changement d’outil. Le statut de confirmation se reprend tel quel, ce qui évite de renvoyer une demande de confirmation à des abonnés qui l’avaient déjà validée. Les colonnes utiles, pays, langue, date d’inscription ou niveau d’abonnement, deviennent des champs personnalisés exploitables dans les segments.
Les pages publiques du logiciel, archive des campagnes comprise, sont lisibles sans barrière d’âge et ne montrent donc rien d’explicite. L’objet et le texte d’aperçu s’affichent dans la boîte de réception avant toute ouverture, souvent sur un écran partagé. Le suivi anonyme des ouvertures et des clics, quand le logiciel le propose, réduit les données conservées sur chaque abonné.