Vente de noms de domaine
Vendre un nom de domaine demande de trouver un acheteur, de s’entendre sur un prix, puis d’encaisser l’argent et de céder le nom sans qu’une partie prenne le risque de l’autre. Pour un domaine adulte, les canaux se resserrent : certaines plateformes généralistes refusent les extensions du secteur, et beaucoup d’acheteurs passent par des places de marché, des courtiers et des forums spécialisés. Les services réunis ici couvrent ces étapes, de l’annonce au séquestre. Ils diffèrent par leur ouverture aux vendeurs, leur commission et leur prise en charge du paiement et du transfert.
Fiches contrôlées le 5 octobre 2026
sedo.comSedo est une place de marché allemande où chacun met ses noms de domaine en vente gratuitement, puis paie une commission de 10 à 20 % à la vente. Un domaine adulte doit y être rangé dans une catégorie adulte, que la recherche affiche par défaut.
Catégorie adulte officielleMise en vente gratuiteEnchèresSéquestre de paiementTarifs publics
broker.xxxBroker.xxx est le courtier en sites, domaines et entreprises adultes fondé par Jay Vee, le patron de JuicyAds. Le vendeur ne paie qu’en cas de vente : 10 % jusqu’à 1 000 000 $, 5 % au-delà. Le séquestre est gratuit jusqu’à 100 000 $ pour une vente née sur la place de marché.
Courtage de sites adultesSéquestre inclusCommission au succèsEstimation gratuiteNoms de domaine adultes
escrow.comEscrow.com est un service de séquestre américain, fondé en 1999 et agréé en Californie, qui garde l’argent de l’acheteur jusqu’à la livraison du site ou du nom de domaine. Il ne trouve aucun acheteur. Ses frais partent de 2,6 % jusqu’à 5 000 $, avec un minimum de 50 $.
Séquestre agrééNoms de domaine et sitesFrais partagés au choixPlusieurs devises
hugedomains.comHugeDomains vend son propre catalogue à prix affichés et ne propose pas aux particuliers d’y mettre leurs domaines en vente.
Inventaire propriétairePrix fixePaiement échelonnéSéquestre de paiementTarifs publics
domainagents.comDomainAgents, une société de l’Ontario active depuis 2012, fait présenter une offre au propriétaire de n’importe quel domaine enregistré, en vente ou non, pour 19,95 $. En vente négociée, l’acheteur paie aussi la commission, 10 % jusqu’à 25 000 $, et le vendeur ne paie rien. Le paiement passe par Escrow.com.
Négociation et offresCourtagePaiement échelonnéTarifs publics
websitebroker.comWebsiteBroker est un site californien de petites annonces, ouvert en 1997, où l’on met en vente un site ou un nom de domaine pour 9,95 $ les 90 jours, sans commission sur la vente. Une catégorie adulte existe, mais le catalogue entier compte deux sites, dont un adulte.
Marketplace de sites webCatégorie adulte officielleAnnonce en libre-serviceTarifs publics
auctions.godaddy.comGoDaddy Auctions présente un inventaire de domaines expirés à acheter, sans voie de dépôt vendeur confirmée dans les pages relues, et exclut les extensions .adult, .porn et .sex.
EnchèresDomaines expirésAchat immédiatAPI
gfy.comLes échanges commerciaux sur GFY peuvent mettre en relation vendeur et acheteur d’un domaine adulte, sans organiser à leur place le contrat, le paiement ou le transfert.
Forum adulte spécialiséAffiliation et monétisationSEO et traficEmploi et networkingLecture publiqueAnglophone
wjunction.comWJunction propose des annonces de domaines, les parties restant responsables des vérifications, du paiement et du transfert sans séquestre intégré documenté.
Forum généralisteAffiliation et monétisationSEO et traficLecture publiqueAnglophone
adultdomains.coAdultDomains.co est la vitrine de Domainium, qui vend ses propres réseaux de sites webcam : quinze lots, plus de 1 600 domaines en .com et .cam, surtout autour de la webcam gay et masculine. Aucun prix n’est publié, les chiffres de trafic passent par un accord de confidentialité, et le paiement se fait par Escrow.com.
Inventaire propriétairePortefeuilles de domainesRéseaux de sites monétisésSpécialisé adulte
namepros.comNamePros est un forum de noms de domaine en ligne depuis 2003. Ses membres inscrits accèdent à un marché adulte en quatre sections, dont 509 000 vues pour les domaines et 196 000 pour les sites. Un compte gratuit garde deux annonces actives, et NamePros ne prend aucune commission.
Rubrique adulteSans commissionAnnonce gratuiteEnchères
dnforum.comDNForum est un forum de noms de domaine fondé en 2001, où l’on vend gratuitement des domaines et des sites, sans commission. Une section est consacrée aux domaines adultes, mais le forum ne fournit ni séquestre ni vérification des annonces.
Sans commissionAnnonces gratuitesSection domaines adultesCommunauté de domaineurs
Estimer la valeur d’un nom de domaine avant de le vendre
La valeur d’un nom de domaine est le prix qu’un acheteur précis accepte de payer pour lui. Elle dépend de ce que le nom permet de faire : bâtir une marque, capter du trafic direct, se placer sur une requête commerciale. Les estimations automatiques des registraires et des places de marché donnent un ordre de grandeur calculé sur la longueur, l’extension et les mots employés. Elles ignorent le projet de l’acheteur, et deux outils rendent souvent des montants très éloignés pour le même nom.
Le .com reste la référence des acheteurs internationaux, une extension nationale se vend surtout dans son pays, et les extensions du secteur comme .xxx, .porn, .sex ou .adult ont un public plus restreint. Un nom court, facile à épeler et sans tiret se retient et se tape sans erreur. Un mot clé à forte valeur commerciale, un genre très recherché ou un type de contenu, attire les éditeurs de tubes et les affiliés.
Un domaine qui a déjà porté un site peut garder du trafic direct, des backlinks et une ancienneté que recherchent les acheteurs orientés SEO. Il peut aussi traîner une pénalité de Google, des liens toxiques ou une inscription sur des listes de blocage. La Wayback Machine d’Internet Archive et un outil d’analyse de liens montrent ce que le nom a hébergé, et un acheteur sérieux les consulte avant de faire une offre.
Les ventes comparables servent de repère. Des bases publiques recensent les transactions déclarées par les places de marché, et un nom proche, dans la même extension et vendu récemment, donne un ordre de prix plus précis qu’une estimation automatique.
Un nom qui reprend une marque déposée, celle d’un studio par exemple, ou le nom de scène d’un modèle trouve difficilement preneur. Le titulaire des droits peut en obtenir le transfert par une procédure de litige sur les noms de domaine, sans indemniser le détenteur.
Où vendre un nom de domaine : places de marché, courtiers, forums et vente directe
Une place de marché de noms de domaine publie l’annonce, reçoit les offres, encaisse le paiement de l’acheteur et organise le transfert, contre une commission prélevée sur le prix. Sedo, place de marché allemande, fonctionne ainsi. La mise en vente y est gratuite, la propriété se prouve par le Whois ou par un code posé chez le registraire, et la commission varie selon le canal par lequel l’acheteur est arrivé. Son réseau SedoMLS affiche aussi l’annonce chez des registraires partenaires, où le nom s’achète immédiatement, et les noms adultes y ont leur propre catégorie.
Les registraires vendent aussi aux enchères, et beaucoup permettent de mettre en vente un nom déjà géré chez eux. Certaines de ces plateformes excluent les extensions adultes comme .porn, .sex ou .adult. Les règles d’admission se lisent avant de déposer l’annonce.
Un courtier cherche l’acheteur à la place du vendeur. Il choisit les noms qu’il accepte, démarche les sociétés susceptibles de les vouloir et se rémunère par une commission au succès. Le courtage sert surtout aux noms premium dont les acheteurs possibles sont peu nombreux et identifiables un par un.
Les forums de webmasters adultes et ceux des domaineurs ont leurs rubriques d’annonces. Le vendeur y rencontre des acheteurs du secteur, mais aucun intermédiaire n’y garde l’argent ni ne contrôle le transfert, et les parties organisent tout elles-mêmes.
La vente directe passe par une page « à vendre » affichée sur le domaine, par le contact du Whois ou par une démarche auprès d’un éditeur qui exploite déjà un nom proche. Elle évite la commission et laisse au vendeur le contrat, l’encaissement et le transfert.
Prix fixe, offre, enchère ou paiement échelonné : les formats de vente
Le prix fixe, appelé achat immédiat, permet à l’acheteur de payer sans négocier. Le montant affiché devient le prix de vente dès le premier clic, et c’est ce format qui permet l’achat direct chez les registraires partenaires d’une place de marché.
Le format « faire une offre » laisse l’acheteur proposer un montant. Un prix plancher, invisible pour lui, écarte les propositions trop basses, et la négociation se poursuit par messages sur la plateforme, qui garde la trace des échanges. Beaucoup de vendeurs combinent les deux : un prix affiché et la possibilité de proposer moins.
L’enchère met plusieurs acheteurs en concurrence pendant une durée fixée. Elle convient à un nom qui a déjà reçu des offres, et c’est aussi le canal par lequel les registraires revendent les domaines expirés. Sans acheteurs déjà intéressés, elle peut se clore au prix de réserve ou sans vente.
Le paiement échelonné et la location-vente ouvrent le nom aux acheteurs qui ne paient pas comptant. L’acheteur utilise le domaine pendant qu’il règle ses mensualités, et le vendeur ou un tiers de confiance garde la propriété jusqu’au dernier versement. L’accord précise qui contrôle les serveurs de noms pendant cette période et ce que devient le nom en cas d’impayé.
Le montant encaissé se calcule après la commission de la plateforme, les frais de séquestre, les frais de carte ou de PayPal quand le vendeur les prend à sa charge et la rémunération d’un éventuel courtier.
Sécuriser le paiement et le transfert d’un nom de domaine
Un séquestre protège les deux parties d’une vente de nom de domaine. L’acheteur paie un tiers, le vendeur transfère le nom, l’acheteur confirme la réception, et le tiers verse alors l’argent au vendeur. Escrow.com, service de séquestre américain, suit ce déroulé sans chercher d’acheteur : les parties s’accordent d’abord sur le prix, puis ouvrent la transaction et décident qui en paie les frais. Les places de marché appliquent le même principe avec un compte tiers qu’elles gèrent.
Le transfert emprunte l’un de deux chemins. Entre deux comptes du même registraire, le vendeur pousse le nom vers le compte de l’acheteur. Entre deux registraires, il déverrouille le domaine et transmet le code d’autorisation, que l’acheteur saisit chez son propre registraire. Un domaine enregistré ou transféré récemment reste bloqué chez son registraire pendant une période fixée par les règles de l’ICANN.
Avant de céder le nom, le vendeur déplace ce qui en dépend : le site, les adresses électroniques, les liens d’affiliation et les comptes de régie rattachés au domaine. À la réception, l’acheteur vérifie que les données d’enregistrement portent son nom et qu’il contrôle les serveurs de noms.
Les arnaques visent surtout les vendeurs. Un faux acheteur annonce une offre élevée à condition de faire estimer le nom par un site d’expertise payant qu’il désigne, et qui lui reverse une part. D’autres renvoient vers une copie d’un site de séquestre connu, ou réclament le code d’autorisation avant tout paiement. Le séquestre s’ouvre sur un service connu, à une adresse tapée à la main, et le code ne part qu’une fois l’argent déposé chez le tiers.