Régies publicitaires
Une régie publicitaire adulte vend les espaces de votre site à des annonceurs qui visent un public majeur, ce trafic qu’AdSense et les grandes régies généralistes refusent. Vous cherchez celle qui remplira vos zones au meilleur prix sans faire fuir vos visiteurs. Les régies se distinguent par les formats qu’elles diffusent, par leur mode de rémunération, du forfait à l’emplacement jusqu’à l’enchère aux mille, par les sites qu’elles admettent et par leurs conditions de versement.
Fiches contrôlées le 1er octobre 2026
juicyads.comJuicyAds est une régie canadienne réservée aux sites adultes, active depuis 2006. L’éditeur y vend ses emplacements au prix qu’il fixe, pour 7, 14 ou 30 jours, et laisse les campagnes au clic ou aux mille remplir les invendus. JuicyAds garde 25 % par défaut et paie chaque vendredi dès 25 $.
BannièresPublicités nativesPopunderVente directe d’emplacementsPartage de revenusParrainage d’éditeurs
adextrem.comAdExtrem est une régie publicitaire barcelonaise réservée aux sites adultes et pornographiques, exploitée par Prime Services 2021 SL. Elle vend surtout du popunder, y compris sur le trafic équipé d’un bloqueur, et paie par virement ou Paxum sous sept jours. La part de l’éditeur et le seuil de retrait se négocient compte par compte.
PopunderBannièresMonétisation anti-AdBlockPartage de revenusPaxum
twinred.comTwinRed est une régie publicitaire réservée aux sites adultes, rattachée à AdSupply, qui renvoie le trafic grand public vers sa régie sœur. L’éditeur est payé une fois par mois, dès 50 $ en Paxum, et chaque virement coûte 50 $ de frais.
PopunderBannièresInterstitielsPublicités vidéoTags VASTEnchères en temps réel
traffichaus.comTrafficHaus est une régie publicitaire de San Diego, fondée en 2010, qui met aux enchères les zones de ses éditeurs. Chaque zone porte un CPM minimum réglable, et le paiement arrive à la fin du mois qui suit celui où le seuil est atteint, un seuil que la régie ne chiffre nulle part.
PopunderBannièresInterstitielsPublicités vidéoEnchères en temps réelOpenRTB
admandala.comAdMandala est une place d’échange publicitaire dont le domaine date d’octobre 2025. Elle vend des bannières au CPM à des acheteurs programmatiques et paie à 30 jours fin de mois, dès 50 $, par virement ou en USDT.
BannièresPaiement à l’affichageOpenRTBEnchères en temps réelParrainage d’éditeursVersement en cryptomonnaie
hellclick.comHellClick est une régie publicitaire lancée en 2024. Elle sert neuf formats par un seul script et paie chaque vendredi en USDT sur le réseau TRON, dès 30 $. Aucune société ni adresse ne figure sur le site.
BannièresPush intégré à la pagePopunderInterstitielsPublicités vidéoTags VAST
trafficfactory.comTraffic Factory est la régie praguoise qui vend les emplacements publicitaires de XVideos et XNXX, où ses annonces portent la mention « Ads by TrafficFactory ». L’annonceur y achète en libre-service, au clic ou aux mille, sur 5 emplacements, avec un budget de test conseillé de 300 à 500 $.
BannièresPublicités nativesPublicités vidéoPopunderEnchères en temps réel
trafficshop.comTrafficShop est une régie publicitaire exploitée par Mediasterre Ltd à Limassol, en ligne depuis 2008. Elle achète le popunder, le trafic skimmed, les bannières et le natif des éditeurs, paie à la demande dès 50 $ avec 1 à 3 % de frais, et refuse tout site de moins de six mois.
PopunderBannièresPublicités nativesPaiement à l’affichageParrainage d’éditeursPaxum
exoclick.comExoClick est une régie publicitaire fondée en 2006 à Barcelone, qui revendique 65 000 plateformes éditrices. Un site adulte y vend dix-huit types de zones et touche ses gains chaque lundi dès 20 euros ou dollars en Paxum. Le paiement dépend pourtant de règles strictes : un site refusé ou un contenu interdit, et le solde affiché n’est pas versé.
PopunderBannièresPublicités nativesPush intégré à la pagePublicités vidéoOpenRTB
clickadilla.comClickAdilla est une régie publicitaire en ligne depuis 2017 qui mise d’abord sur le popunder. L’éditeur retire ses gains à la demande dès 50 $, mais la marge de la régie n’est pas publiée et la société qui l’exploite n’est pas nommée.
PopunderBannièresPush intégré à la pagePublicités vidéoPaiement à l’affichageMonétisation anti-AdBlock
eroadvertising.comEroAdvertising est une régie publicitaire adulte fondée en 2006, exploitée aujourd’hui par Clixmotive Media Lda à Lisbonne. Elle propose bannières, popunder, natif et vidéo, et paie par virement ou Paxum. En 2026, trois éditeurs ont pourtant écrit sur Trustpilot qu’ils n’étaient plus payés.
BannièresPublicités nativesPopunderPublicités vidéoMonétisation anti-AdBlockParrainage d’éditeurs
trafficstars.comTrafficStars est une régie publicitaire fondée en 2014 à Limassol, tournée vers le trafic adulte. L’éditeur y est payé par autofacturation chaque semaine ou chaque mois, dès 10 $ en USDT, et peut recevoir des euros par SEPA ou virement. La part que garde la régie n’est pas publiée.
PopunderBannièresPublicités nativesPush intégré à la pagePublicités vidéoInterstitiels
Le rôle d’une régie publicitaire adulte entre annonceurs et éditeurs
Une régie publicitaire adulte est une société qui commercialise les espaces publicitaires des sites pour adultes auprès d’annonceurs, puis reverse à chaque éditeur une part de ce que les campagnes ont payé. Elle fournit le code des zones, choisit à chaque affichage l’annonce qui rapporte le plus, compte les impressions et les clics, facture les annonceurs et verse les gains. Les anglophones parlent d’adult ad network.
Ces régies existent parce que la publicité grand public ferme la porte au contenu adulte. Le règlement des éditeurs Google AdSense interdit le contenu sexuellement explicite, et les grandes marques refusent de voir leurs annonces à côté de vidéos pour adultes. Les annonceurs de ces réseaux vendent donc surtout des produits pensés pour ce public : sites de webcam, rencontres, sites payants, jeux et applications pour adultes. S’y ajoutent des offres grand public qui cherchent un trafic bon marché.
Une même régie travaille des deux côtés. Côté annonceur, elle vend du trafic ciblé par pays, appareil, système d’exploitation ou catégorie de site. Côté éditeur, elle achète l’inventaire et le remplit. La plupart des régies adultes se sont branchées sur la publicité programmatique : une zone reçoit des enchères en temps réel venues de plateformes d’achat extérieures, et un gros éditeur peut revendre son propre inventaire par OpenRTB.
La vente directe subsiste à côté des enchères. Chez JuicyAds, un annonceur achète un emplacement précis pour une durée fixée, au prix affiché par l’éditeur, et les campagnes du réseau remplissent les espaces restés invendus.
La régie se distingue aussi du programme d’affiliation. Le programme d’affiliation paie seulement les ventes ou les inscriptions qu’il suit jusqu’au bout. La régie paie le plus souvent l’affichage ou le clic, que le visiteur achète ou non. Les deux se cumulent sur beaucoup de sites : bannières de régie en tête de page, liens d’affiliation dans le texte ou dans les espaces invendus.
Bannière, popunder, natif et vidéo : les formats publicitaires d’un site adulte
La bannière reste le format de base. Elle occupe un emplacement fixe aux tailles standard de l’IAB, en tête de page, dans une colonne ou entre les vignettes, et se vend souvent au clic sur ce marché. L’annonce native reprend l’apparence des vignettes du site, une image et un titre, et se glisse dans une grille de vidéos ou sous un lecteur.
Le popunder ouvre la page de l’annonceur dans une nouvelle fenêtre, derrière celle du visiteur, au premier clic sur la page. Il se vend aux mille impressions et paie donc chaque visite, même sans clic sur une annonce. Il abîme aussi l’expérience : fenêtres en rafale, redirections non voulues, pages d’annonceurs douteuses. Les régies proposent un réglage de fréquence, une version plus discrète et parfois une adresse de repli pour le trafic qui ne trouve pas d’acheteur.
L’interstitiel couvre la page entière pendant quelques secondes avant l’accès au contenu. Le push intégré à la page imite une notification dans un coin de l’écran, sans demander d’abonnement au navigateur. Les sites de vidéo ajoutent les formats du lecteur : le pre-roll passe avant la vidéo, le calque s’affiche par-dessus pendant la lecture, et les deux se branchent par une balise VAST.
Le choix des formats a des effets hors de la régie. Google demande d’éviter sur mobile les interstitiels qui masquent le contenu à l’arrivée depuis la recherche. Chrome retire toute publicité des sites qui enfreignent les Better Ads Standards, parmi lesquels figurent les pop-ups et les annonces plein écran à compte à rebours. Un site qui vit du référencement garde des formats sobres sur ses pages d’entrée et réserve les plus envahissants aux pages vues ensuite.
Les bloqueurs de publicité retirent une partie de l’audience : ces visiteurs ne voient aucune zone. Certaines régies fournissent des codes conçus pour passer ces bloqueurs.
Comment une régie adulte rémunère l’éditeur : CPM, CPC, CPA et forfait
L’éditeur est payé selon le modèle que l’annonceur a choisi. Au CPM, chaque millier d’impressions rapporte le prix fixé par l’enchère. Au CPC, seul le clic paie. Au CPA, l’éditeur touche une somme quand le visiteur s’inscrit ou achète chez l’annonceur, et certaines régies basculent sur ce modèle le trafic qui ne trouve plus preneur aux mille. Le forfait vend un emplacement pour une période donnée, quel que soit le nombre de clics.
Sur une zone ouverte au réseau, la régie affiche l’annonce qui rapporte le plus, quel que soit son modèle, puis ramène le résultat à un revenu pour mille impressions. Cet eCPM sert à comparer les zones, les formats et les régies entre eux.
La régie garde une part de ce que paient les annonceurs. Selon les réseaux, cette part est publiée comme une commission, fixée dans le contrat ou simplement déduite du revenu affiché. Elle peut changer, et la plupart des régies ne garantissent aucun CPM.
Le pays du visiteur pèse le plus sur le revenu. Les annonceurs enchérissent plus cher sur les pays anglophones riches et sur l’Europe de l’Ouest que sur le reste du monde, et les régies classent le trafic en niveaux de pays. Viennent ensuite l’appareil, la catégorie du site, la position de la zone dans la page et le taux de remplissage, c’est-à-dire la part des affichages pour lesquels la régie trouve une annonce. Chaque filtre posé par l’éditeur sur un type d’annonce ou une catégorie de produit écarte des annonceurs de l’enchère et peut faire baisser le prix moyen. Un annonceur qui ne vend rien sur un site peut aussi le bloquer, et le revenu baisse à trafic égal.
Les chiffres qui font foi sont ceux de la régie. Ses conditions prévoient souvent que ses statistiques l’emportent sur Google Analytics ou tout autre outil de mesure, et qu’une somme reprise par un annonceur après fraude ou litige se retire des gains suivants. Deux régies se comparent sur les mêmes pages, pendant la même période, à l’eCPM net de chacune.
Choisir une régie publicitaire adulte et en cumuler plusieurs
L’admission se fait site par site. La régie demande de prouver la propriété du domaine, par une balise dans le code ou un fichier déposé à la racine, puis contrôle le contenu et parfois l’ancienneté ou le volume de trafic. L’éditeur déclare le niveau de contenu de son site, du non nu au hardcore, pour recevoir des annonces adaptées. Certaines régies se réservent aux sites adultes, d’autres acceptent l’adulte parmi d’autres thèmes.
Une régie mal filtrée diffuse des redirections forcées, de faux avertissements de virus ou des téléchargements piégés. Ces annonces font fuir les visiteurs et peuvent valoir au site un avertissement de navigation sécurisée dans les navigateurs. Les réglages utiles sont le filtrage zone par zone, le blocage d’un domaine annonceur et le signalement d’une annonce. ExoClick propose ce filtrage par type de création et par catégorie de produit.
Beaucoup d’éditeurs cumulent plusieurs régies, et l’exclusivité se vérifie avant de signer. Certains accords confient tout l’inventaire à un seul réseau. D’autres régies, comme JuicyAds, laissent l’éditeur travailler en parallèle avec d’autres réseaux et programmes d’affiliation, à condition de répondre de la qualité du trafic. Le montage courant attribue chaque emplacement à la régie qui y paie le mieux, envoie le trafic invendu d’une régie vers une autre par une adresse de repli ou un code de secours, et remplit le reste avec ses propres bannières d’affiliation.
Le seuil de paiement, le rythme hebdomadaire ou mensuel, le délai entre la fin du mois et le règlement, les frais de chaque moyen et la devise du compte changent d’une régie à l’autre. Les régies adultes paient surtout par Paxum, virement bancaire et cryptomonnaie, plus rarement par PayPal. Certaines demandent une facture ou un formulaire fiscal avant le premier versement.
Un compte suspendu pour trafic jugé frauduleux peut perdre son solde. Acheter du trafic de mauvaise qualité vers des pages monétisées expose à cette suspension.