
Le CPM minimum réglable sur chaque zone
Chez TrafficHaus, l’éditeur crée ses zones une par une et fixe pour chacune un CPM minimum, en dessous duquel aucun annonceur ne peut l’acheter. Les annonceurs enchérissent au CPM, et l’algorithme répartit le trafic selon l’enchère, le budget, les minimums fixés et les zones géographiques visées.
Le réglage a un revers : un minimum trop élevé fait fuir les annonceurs, et la zone affiche alors les annonces internes de la régie, moins bien payées. TrafficHaus demande de prévenir le gestionnaire avant toute modification, et certains comptes n’ont pas le droit de changer ce minimum eux-mêmes.
Le formulaire d’inscription propose les catégories adulte, webcams, rencontre, site de membres et partage de vidéos. Un site validé peut aussi recevoir des annonces par OpenRTB. La régie revendique plus de 15 formats, dont bannières, popunder, interstitiel et vidéo.
Quand TrafficHaus paie ses éditeurs
TrafficHaus paie ses éditeurs à la fin du mois qui suit celui où leur solde atteint le seuil applicable, et ce seuil n’est indiqué ni sur le site ni dans les conditions. Des gains qui passent le seuil le 2 mars arrivent donc au plus tard fin avril. Le panneau peut présenter les gains par quinzaine ou par mois.
Le versement se fait par chèque, Paxum, PayPal ou virement. Paxum, PayPal et le virement peuvent entraîner des frais, sans montant publié. Les paiements se calculent sur les comptages de TrafficHaus, et une contestation doit être écrite dans les 30 jours.
Les risques signalés chez TrafficHaus
Le formulaire d’inscription contient un accord de non-sollicitation lié aux outils anti-bloqueurs de la régie, dont ReviveAds. Tout litige sur cet accord se règle par des dommages forfaitaires de 50 000 $.
En 2017, Clubic rapportait qu’Avira avait relevé 390 000 détections de menace liées à des publicités venues de traffichaus.com en un mois, le chiffre le plus élevé de son classement des réseaux publicitaires. TrafficHaus affirme aujourd’hui vérifier chaque éditeur et travailler avec DigiRegs, un service de protection contre les contenus volés.
Points forts et limites de TrafficHaus
Les points forts
- Un CPM minimum réglable zone par zone.
- Quatre moyens de versement, dont PayPal et Paxum.
- Un accès OpenRTB pour les sites validés.
Les limites
- Aucun seuil de versement chiffré.
- Un paiement tardif, à la fin du mois suivant.
- Une clause de 50 000 $ liée aux outils anti-bloqueurs.
- Des frais de versement non publiés.
TrafficHaus face à JuicyAds
JuicyAds paie chaque vendredi en PayPal, Paxum ou ePayService dès 25 $, sans frais en Paxum, et publie tous ses seuils. TrafficHaus garde l’avantage du prix plancher par zone, utile à un éditeur qui veut empêcher ses emplacements de partir à bas prix.
ExoClick est une régie publicitaire fondée en 2006 à Barcelone, qui revendique 65 000 plateformes éditrices.
Lire la fiche ExoClick →TwinRed est une régie publicitaire réservée aux sites adultes, rattachée à AdSupply, qui renvoie le trafic grand public vers sa régie sœur.
Lire la fiche TwinRed →JuicyAds est une régie canadienne réservée aux sites adultes, active depuis 2006.
Lire la fiche JuicyAds →EroAdvertising est une régie publicitaire adulte fondée en 2006, exploitée aujourd’hui par Clixmotive Media Lda à Lisbonne.
Lire la fiche EroAdvertising →