
Pourquoi ExoClick ferme des comptes d’éditeurs avec leur solde
ExoClick peut fermer sans préavis le compte d’un éditeur dont le site contient un contenu interdit, et ce qui reste dans son panneau n’est alors pas versé. Les conditions présentent cette perte comme une pénalité. Les règles des éditeurs le redisent : l’équipe de conformité contrôle les sites du réseau en permanence, et un site accepté peut être rejeté à tout moment.
En août 2022, sur le forum WJunction, un éditeur présent depuis sept ans raconte que son compte a été banni et ses gains en attente retenus, au plus fort de son trafic. Le directeur de la conformité d’ExoClick lui a répondu publiquement : la fermeture tenait au contenu des sites, jugé contraire aux règles, et le compte pouvait rouvrir sous conditions. Un éditeur du forum espagnol ForoBeta décrivait en 2023 le même scénario, compte banni avec tout son solde.
Deux autres règles coûtent de l’argent. Les annonces s’affichent quelques minutes après la pose du code, avant que le site soit examiné, mais un site finalement refusé n’a droit à aucun des revenus affichés. Et ExoClick ne paie que les gains de l’année en cours ou de l’année précédente : un reliquat plus ancien laissé sous le seuil disparaît.
Les sites adultes qu’ExoClick accepte
Chaque site soumis passe un examen manuel, dans l’ordre d’arrivée, le plus souvent en moins de 24 heures. Un site adulte doit :
- respecter la règle américaine 18 U.S.C. 2257 et publier sa déclaration de conformité,
- afficher une procédure DMCA ou DSA avec un formulaire ou une adresse qui répond,
- éviter les vidéos prises sans autorisation sur OnlyFans, les flux de webcams volés et toute vengeance pornographique,
- dépasser 50 visiteurs uniques par jour et ne pas être en construction,
- tourner sur son propre domaine : Blogspot et les autres hébergements gratuits sont refusés.
Les publicités incitatives (PTC, PTR), un trop grand nombre de zones pour peu de pages, un site signalé par Google Safe Browsing ou une mauvaise catégorie valent aussi un refus. Un site déjà accepté peut enfin être retiré si plusieurs annonceurs se plaignent de ne rien convertir. Un compte accueille jusqu’à 200 sites et 2 500 zones actifs.
Un éditeur installé dans l’Union européenne doit aussi signaler chaque annonce comme telle à ses visiteurs, au titre du règlement européen sur les services numériques, sauf s’il relève des micro ou petites entreprises.
Les versements ExoClick
ExoClick verse chaque lundi ce qui a atteint le seuil au début de la semaine précédente, ou le 20 du mois suivant pour qui préfère un versement mensuel. Les paiements partent avant 18 heures, heure d’Europe centrale, et un jour férié les repousse au jour ouvré suivant. Le seuil dépend du moyen choisi et s’exprime dans la devise du compte :
| Moyen | Seuil | À savoir |
|---|---|---|
| Paxum | 20 € ou 20 $ | adresse du compte Paxum |
| BitPay | 25 € ou 25 $ | portefeuille BitPay vérifié, fermé dans vingt pays dont le Maroc et l’Algérie |
| Cryptomonnaie | 50 € ou 50 $, 500 en bitcoin | frais de réseau déduits |
| Virement | 200 € ou 200 $ | facture payée une semaine après son émission |
En cryptomonnaie, le réseau choisi pèse lourd sur un petit versement : l’USDT coûte 0,6 de frais sur BEP20 ou Polygon, 2,5 sur TRC20 et 10 sur ERC20. PayPal ne fait plus partie des moyens de versement depuis le début de 2022, d’après l’éditeur de WJunction, et ni Payoneer ni WebMoney ne le remplacent.
Avant chaque paiement, ExoClick émet lui-même la facture au nom de l’éditeur. Un éditeur européen qui donne un numéro de TVA intracommunautaire valide est payé hors taxe. Sans preuve d’inscription comme indépendant ou comme société, ExoClick retient la TVA ou la retenue à la source due au fisc espagnol : un micro-entrepreneur français ou belge a donc intérêt à fournir ses justificatifs avant le premier lundi de paiement.
Combien rapporte ExoClick pour 1 000 impressions
ExoClick ne publie aucun tarif : l’éditeur gagne ses impressions divisées par mille, multipliées par l’eCPM, et cet eCPM se calcule après une marge que la régie fixe à sa seule discrétion. L’eCPM regroupe tous les modes d’achat des annonceurs, au clic comme à l’affichage, et dépend du pays du visiteur, du format et de la place de la zone.
La régie donne deux cas. Cinq millions d’impressions à 0,104 $ rapportent 520 $, trois millions à 0,189 $ en rapportent 567 $. Moins de trafic, mais des annonces bien placées et proches du contenu, paie donc mieux. Chaque filtre ajouté sur une zone retire des annonceurs de l’enchère et fait baisser l’eCPM. Les statistiques, enfin, peuvent être corrigées après coup par ExoClick.
Un mode sans nudité pour la vérification de l’âge
L’éditeur choisit parmi dix-huit types de zones : bannière, bannière collante, popunder, message instantané, interstitiel plein écran, trois vidéos VAST (in-stream, bannière dans la vidéo, vidéo verticale), vidéo outstream, vidéo coulissante, widget natif, notification push, push intégré à la page, zone multi-format, et les versions mobiles de la bannière, du popunder, du message instantané et de l’interstitiel. NeverBlock remet dans l’enchère les visiteurs équipés d’un bloqueur.
Pour un site soumis à une loi de vérification de l’âge, ExoClick sait servir des annonces sans nudité aux visiteurs qui n’ont pas encore prouvé leur majorité. Il suffit d’ajouter au code de zone les paramètres data-ex_av="2" et data-block-ad-types="101", puis data-ex_av="1" une fois le visiteur vérifié. Repérer ce statut reste à la charge de l’éditeur, et ExoClick publie un guide d’intégration avec AgeGO.
Les gros éditeurs se branchent en OpenRTB 2.4 ou 2.5, avec un délai de réponse de 300 millisecondes et une réponse publicitaire qui s’écarte de la norme. Campaign Manager, sur candidature, leur permet de mettre en concurrence la demande d’ExoClick et leurs propres acheteurs derrière une balise unique. Un éditeur qui fait inscrire un autre éditeur touche 5 % de ses revenus tant qu’il reste actif.
Annoncer sur ExoClick : 200 € de dépôt minimum
Côté annonceur, ExoClick fonctionne en prépaiement, avec un dépôt de 200 € ou 200 $ au minimum quel que soit le moyen : carte, virement, Paxum ou cryptomonnaie. Un annonceur européen sans numéro de TVA valide paie 21 % de TVA sur chaque dépôt. Le solde inutilisé se rembourse dans les six mois qui suivent le dernier paiement. Après un second dépôt, le remboursement n’est accordé qu’au-delà de 20 $ et perd 10 % de frais.
Points forts et limites d’ExoClick
Les points forts
- Un versement chaque lundi, en euros ou en dollars au choix.
- Plus de trente cryptomonnaies en plus de Paxum et du virement.
- Un mode sans nudité prévu pour les lois sur la vérification de l’âge.
- Dix-huit types de zones, de la bannière au push intégré.
- Une documentation publique complète, des seuils aux paramètres de zone.
Les limites
- Un solde perdu en cas de contenu interdit ou de site refusé.
- Une part de l’éditeur jamais publiée.
- Aucun PayPal, et un seuil élevé pour le virement.
- Des gains périmés au-delà de l’année précédente.
- Une TVA espagnole retenue sans justificatif fiscal.
ExoClick ou JuicyAds pour un éditeur payé par PayPal
JuicyAds verse chaque vendredi dès 25 $ par PayPal, Paxum ou ePayService, et facture le versement PayPal 2,50 $ plus 2 %, plafonné à 22,50 $. Un éditeur qui tient à PayPal y trouve son compte. Un éditeur déjà équipé en Paxum atteint plus vite le seuil d’ExoClick, et peut choisir d’être payé en euros.
TwinRed est une régie publicitaire réservée aux sites adultes, rattachée à AdSupply, qui renvoie le trafic grand public vers sa régie sœur.
Lire la fiche TwinRed →JuicyAds est une régie canadienne réservée aux sites adultes, active depuis 2006.
Lire la fiche JuicyAds →EroAdvertising est une régie publicitaire adulte fondée en 2006, exploitée aujourd’hui par Clixmotive Media Lda à Lisbonne.
Lire la fiche EroAdvertising →TrafficStars est une régie publicitaire fondée en 2014 à Limassol, tournée vers le trafic adulte.
Lire la fiche TrafficStars →