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Prestataire de paiement · Avis de la rédaction

CentroBill avis : la passerelle aux 39 moyens de paiement

centrobill.com

CentroBill encaisse depuis 2011 pour des sites adultes, de rencontres et de jeux, avec trois sociétés aux États-Unis, au Canada et à Chypre. Sa passerelle propose 39 moyens de paiement, dont 13 acceptent l’abonnement, renvoie un refus vers une autre banque et se branche sur NATS, mais aucun tarif ni agrément de paiement n’est publié.

Notre avis sur CentroBill

CentroBill intéresse un site adulte qui vend dans de nombreux pays et veut proposer des moyens locaux, de l’UPI en Inde au Przelewy24 en Pologne, avec une passerelle qui fait circuler les refus entre plusieurs banques. L’offre technique est large et se branche sur NATS.

Tout le reste se négocie sans repère public : taux, réserve, délai de versement. La réputation auprès des acheteurs est mauvaise, et aucun agrément de paiement n’est publié. Un site qui a d’autres options compare d’abord avec des prestataires qui publient leurs conditions.

Page d’accueil de CentroBill présentant ses solutions de paiement à haut risque
CentroBill

Les 39 moyens de paiement de CentroBill

CentroBill documente 39 moyens de paiement : la carte bancaire, Apple Pay et UnionPay, vingt virements et prélèvements bancaires, huit portefeuilles, sept cartes prépayées et le paiement par facture de téléphone au Royaume-Uni. Treize acceptent l’abonnement : la carte, Apple Pay, Skrill, le prélèvement SEPA, l’ACH américain, le paiement par mobile et plusieurs virements européens comme iDEAL, Bancontact ou Giropay, à condition d’avoir un compte SEPA.

Pour un site qui vend hors d’Europe, la liste couvre l’UPI en Inde, PayNow à Singapour, PromptPay en Thaïlande, PayID en Australie, Interac au Canada, Zelle aux États-Unis, Alipay et WeChat en Chine, et PagoEfectivo au Pérou. Neosurf et Paysafecard servent aux acheteurs sans carte. Côté cryptomonnaie, CentroBill accepte le bitcoin, l’ether, l’USDT sur trois réseaux, le litecoin, le monero, le dogecoin et quelques autres, en paiement unique. Les pays sous sanctions américaines sont exclus.

Ce que fait la passerelle de CentroBill

CentroBill renvoie automatiquement une transaction refusée vers une autre banque acquéreuse et choisit la banque selon le pays, le type de carte et les taux d’acceptation passés. Son outil de renouvellement retente un prélèvement d’abonnement échoué au meilleur moment, et la mise à jour des cartes anticipe les expirations.

Les abonnements peuvent être hebdomadaires, mensuels ou annuels, avec essai payant ou gratuit, et CentroBill les gère lui-même ou laisse le marchand relancer les prélèvements. Le paiement en un clic, les ventes croisées, les alertes Ethoca, Verifi et RDR et 3-D Secure sont compris. Quand une activité suspecte apparaît, CentroBill envoie au marchand une alerte avec une action recommandée : bloquer le client, le rembourser ou le marquer comme fiable. Un site peut aussi verser de l’argent sur une carte bancaire, celle d’un modèle par exemple, sans stocker son numéro.

Brancher CentroBill sur un site

Quatre modes de branchement existent : de serveur à serveur avec certification PCI DSS, par jeton avec un formulaire maison, par page de paiement hébergée, ou par un bouton de paiement en JavaScript. Des extensions sont prêtes pour NATS, WordPress et PHP. Le site crée ses produits dans l’espace marchand, teste le parcours avec des cartes fictives et fait vérifier sa page de paiement aux règles de Visa et Mastercard avant la mise en ligne. L’ouverture d’un compte prend en moyenne 3 à 5 jours ouvrés.

Tarifs, réserve et versements : ce qui reste à négocier

CentroBill ne publie ni taux de commission, ni réserve, ni délai ou seuil de versement : les prix se font au cas par cas selon le pays, le risque, le volume et les moyens de paiement. Un programme de revendeurs verse des commissions sur le volume des marchands apportés, pendant toute la durée de leur contrat.

Sur le relevé de l’acheteur, le prélèvement apparaît sous le nom CentroBill.com. L’acheteur résilie et pose ses questions sur centrohelp.com, et il signe selon son pays de résidence avec l’une des trois sociétés : CentroBill Ltd à Matawan, dans le New Jersey, CentroBill Ltée à Montréal, ou Eurobill Tech à Nicosie, l’ancienne CentroBill (Cyprus).

CentroBill est-il fiable ?

CentroBill est une société établie, active depuis 2011 et certifiée PCI DSS de niveau 1, mais elle ne publie aucun agrément d’établissement de paiement et se présente elle-même comme une société technologique sans activité réglementée. Les banques acquéreuses portent la licence.

Sa note Trustpilot est de 1,1 sur 5 pour 277 avis, et plusieurs fils Reddit d’acheteurs la soupçonnent d’arnaque après un prélèvement inconnu. Le profil BBB de Matawan n’est pas accrédité. RatEx42, un annuaire d’alerte sur les prestataires, la classe en orange, son niveau de prudence. Les témoignages affichés sur l’accueil de CentroBill parlent de dettes remboursées et d’épargne, sans rapport avec le paiement en ligne.

Points forts et limites de CentroBill

Les points forts

  • Des moyens de paiement locaux, dont l’UPI, Interac et Paysafecard.
  • Une cascade automatique entre banques sur refus.
  • Un plugin NATS et une documentation technique ouverte.
  • Des versements par carte aux modèles et affiliés.

Les limites

  • Aucun tarif, réserve ou délai de versement publié.
  • Aucun agrément de paiement en propre.
  • 1,1 sur 5 sur Trustpilot pour 277 avis.
  • Des témoignages d’accueil sans lien avec le service.

CentroBill face à Verotel et Segpay

Verotel publie son taux, 15,5 % en formule Basic, et détient un agrément de monnaie électronique aux Pays-Bas. Segpay publie une réserve de 5 % au plus et dispose d’agréments britannique et irlandais. CentroBill offre davantage de moyens de paiement hors d’Europe, mais sans tarif ni agrément publiés. Un site qui vend surtout en Europe compare d’abord avec Verotel et Segpay.

Sources