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Prestataire de paiement · Avis de la rédaction

CCBill avis : faut-il l’ouvrir pour un site adulte ?

ccbill.com

CCBill encaisse depuis 1998 les abonnements de sites adultes sous son propre nom, CCBill.com, qui apparaît sur le relevé de l’acheteur. Le prestataire verse chaque lundi, facture 1 950 $ par an d’enregistrement Visa et Mastercard, ne publie aucun taux et n’ouvre de compte qu’aux sociétés établies dans 44 pays d’Europe et d’Amérique du Nord.

Notre avis sur CCBill

CCBill convient à un site d’abonnement adulte porté par une société ou un entrepreneur individuel installé en Europe, aux États-Unis ou au Canada, et qui compte rester plusieurs années chez le même prestataire. Le versement hebdomadaire, l’assistance acheteurs ouverte jour et nuit et les agréments irlandais et britannique en font un choix solide pour ce profil.

Il convient mal à trois cas : une société immatriculée hors des pays admis, un site qui vend des packs au-delà de 99,99 $ sans dérogation écrite, et un projet qui pense changer de prestataire dans l’année, puisque la sortie bloque l’argent dû pendant six mois.

Accueil de CCBill avec ses deux entrées, acheteurs et marchands
CCBill

Pourquoi vos clients voient CCBill.com sur leur relevé

CCBill encaisse en tiers facturier : le relevé de carte ou de compte de l’acheteur porte son nom, CCBill.com, à la place de celui du site. Beaucoup d’acheteurs découvrent ce nom après coup et cherchent comment résilier ou se faire rembourser.

CCBill prend ces demandes en charge à la place du marchand. Son assistance acheteurs répond 24 heures sur 24, toute l’année, par chat, téléphone et formulaire, et permet de résilier un abonnement, de changer de carte ou de retrouver un mot de passe sans écrire au site. Pour un site d’abonnement, chaque résiliation obtenue ainsi est une rétrofacturation en moins. CCBill tient aussi une base des acheteurs déjà auteurs d’une rétrofacturation, pour leur fermer l’accès, et branche les alertes Ethoca et Verifi.

Un remboursement ne coûte aucun frais de traitement : seul son montant est débité du compte marchand, et l’acheteur le retrouve sous 7 à 10 jours ouvrés. Le remboursement partiel n’existe pas pour tous les types de transaction, et le marchand n’a jamais le droit de saisir lui-même la carte d’un client.

Les 44 pays où une société peut ouvrir un compte CCBill

Pour encaisser du Visa et du Mastercard avec CCBill, il faut une présence légale et commerciale dans l’un des 44 pays et territoires admis : les États-Unis, le Canada et l’Europe au sens large. La liste va de la France, de la Belgique, de la Suisse et du Luxembourg à Monaco, Andorre, Gibraltar, l’île de Man ou le Groenland. Un webmestre du Québec y entre par le Canada. Aucun pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine ou d’Océanie n’y figure : une société établie au Maroc, en Tunisie ou au Sénégal ne peut pas ouvrir de compte, même si elle vend surtout en France.

La société, ou l’entrepreneur individuel, doit être immatriculée dans l’un de ces pays, avoir son dirigeant dans le même pays et y tenir son compte bancaire professionnel. Le dossier demande deux pièces d’identité, et les informations saisies doivent correspondre exactement aux documents.

Le site est examiné lui aussi. Il doit être en ligne et complet, avec ses produits, des prix lisibles, des coordonnées de contact, des conditions de vente et une politique de confidentialité, et CCBill demande un accès temporaire à la zone membres. Après la revue de conformité, un courriel de bienvenue apporte l’identifiant, le mot de passe et le numéro de compte.

Les acheteurs, eux, peuvent venir de partout. Les formulaires de paiement s’affichent en 15 langues, dont le français, l’espagnol et l’allemand, et en six devises : dollar américain, canadien et australien, euro, livre sterling et yen.

Ce que coûte CCBill avant la première vente

CCBill ne publie aucun taux de commission. Deux formules existent. Le compte PSP place le site en sous-compte du compte marchand principal de CCBill, au taux fixe et sans frais mensuels, avec la conformité PCI, le code d’activité et la relation bancaire gérés par CCBill. Le compte ISO donne au marchand son propre numéro de commerçant et une relation directe avec la banque acquéreuse, facturé au coût d’interchange majoré, par paliers ou en remise majorée, pour un volume plus élevé. Le taux se négocie à l’inscription, et CCBill peut le changer avec dix jours de préavis.

Un montant est connu d’avance : l’enregistrement annuel que Visa et Mastercard imposent aux activités à risque élevé, dont l’adulte :

RéseauPar anEn six semaines
Visa950 $5 × 158,33 $, puis 158,35 $
Mastercard1 000 $5 × 166,67 $, puis 166,65 $
Total1 950 $

CCBill reverse la totalité de ces sommes aux réseaux. Le paiement se fait en une fois, ou en six prélèvements hebdomadaires pour un compte qui a reçu au moins 158,33 $ par semaine sur les trois derniers mois pour Visa, ou 250 $ pour Mastercard. La redevance vaut pour un compte marchand et tous ses sous-comptes : dix sites logés sur le même compte paient une seule fois.

Le renouvellement commence environ trois mois avant la date anniversaire, avec un courriel par réseau. Un retard déclenche des rappels chaque semaine, et l’enregistrement est en général annulé entre le deuxième et le troisième.

Le versement du lundi et le prix de chaque virement

CCBill verse chaque lundi le net de la semaine de facturation close neuf jours plus tôt. La semaine court du dimanche au samedi, les transactions sont arrêtées le mardi, et le versement part le lundi suivant, ou le premier jour ouvré après un jour férié américain. Un nouveau compte n’est payé qu’une fois son dossier signé et vérifié. Le marchand peut espacer les versements de plusieurs semaines, ou ne les déclencher qu’au-delà d’un montant qu’il fixe.

Mode de versementCoûtSeuilPour qui
SEPA10 $50 $Compte en euros dans la zone SEPA, reçu le mardi
ACH5 $25 $Compte en dollars dans une banque américaine, reçu le mardi
ACH Express15 $100 $Banque américaine, reçu le vendredi
Chèque postal0,78 $ aux États-Unis
1,70 $ ailleurs
25 $Partout
Chèque FedEx15 $ en deux jours, 22 $ le lendemain
30 $ vers le Canada
50 $Partout, prix sur demande hors Amérique du Nord

En France, en Belgique ou en Suisse, le SEPA s’impose : le seuil se compte en dollars avant conversion, sans plafond, et le versement est converti en euros au cours de détail du premier jour après la clôture, en général le mardi. Il arrive au nom de CCBill EU Limited. Un webmestre québécois n’a ni SEPA ni ACH : il reste le chèque postal ou FedEx.

Un ACH rejeté ou réacheminé coûte 20 $, et un chèque perdu s’annule et se réémet après dix jours ouvrés pour 30 $. Chaque sous-compte peut répartir ses versements entre dix bénéficiaires au plus, un associé ou un producteur par exemple, en pourcentage.

Les règles de la politique d’usage qui peuvent suspendre un site

La politique d’usage de CCBill impose à tout site payant des obligations de fonctionnement, en plus des contenus interdits.

  • la zone payante ne reste jamais inaccessible plus de 24 heures d’affilée, ni plus d’une fois par période de 30 jours,
  • un site à renouvellement met à jour sa zone payante au moins aussi souvent qu’il facture, donc chaque mois pour un abonnement mensuel,
  • les images ajoutées à la page de paiement de CCBill ne sont pas sexuelles et ne montrent personne nu,
  • un lien vers le paiement laisse comprendre qu’il ouvre un formulaire de paiement,
  • les essais et les renouvellements sont annoncés clairement sur le site,
  • aucune partie du site n’est hébergée chez un hébergeur gratuit,
  • aucun texte ne présente la carte bancaire comme une vérification de l’âge.

Les contenus interdits suivent les réseaux de cartes, jusque dans le nom de domaine et les balises méta : violence extrême, inceste, viol, zoophilie, scatologie, mutilation et toute allusion à des mineurs. Le site tient aussi les registres d’âge des modèles exigés par la loi américaine.

Un compte ou un sous-compte sans commande pendant 90 jours, ou dont la page de paiement n’est plus accessible depuis l’accueil du site, peut être désactivé. Après une suspension pour conduite inacceptable ou soupçon de fraude, CCBill peut annuler tous les abonnements en cours et garder l’argent de six mois à un an, sans obligation de prévenir le marchand.

Les prix et les durées acceptés

Par défaut, une transaction CCBill va de 2,95 $ à 99,99 $. Sortir de ces bornes demande une demande écrite, validée par la direction en un ou deux jours ouvrés, sans garantie d’accord. Un paiement unique ouvre un accès de 2 à 365 jours, et un abonnement se renouvelle tous les 30, 60 ou 90 jours. Un site qui veut vendre un accès annuel à 120 $ ou facturer à la semaine doit donc régler la question avant le lancement. Abonnements et produits physiques vivent dans deux sous-comptes séparés.

Quitter CCBill : préavis écrit et six mois de retenue

À la fermeture d’un compte, CCBill garde tout l’argent dû au marchand pendant six mois au minimum, pour couvrir les remboursements, les chèques rejetés et les rétrofacturations à venir. S’y ajoute le dépôt de garantie, prélevé sur chaque transaction et gardé six mois par défaut, que CCBill peut augmenter à tout moment s’il juge le risque plus élevé. Son taux n’est pas publié. Un site qui part en juin récupère donc ses dernières recettes vers décembre.

La résiliation demande dix jours de préavis écrit, des deux côtés, et ni un courriel ni un appel ne comptent. Pendant un an, l’ancien marchand ne peut pas traiter directement avec les banques acquéreuses et les prestataires de CCBill.

CCBill est-il fiable ?

Oui, CCBill est un prestataire établi : fondé en 1998 à Tempe, en Arizona, il a son siège à Phoenix, et ses filiales irlandaise et britannique sont agréées comme établissements de paiement par la Banque centrale d’Irlande (C569018) et par la Financial Conduct Authority (936980). La société américaine, CCBill LLC, travaille comme facilitateur de paiement d’Esquire Bank, dans l’État de New York. CCBill est certifié PCI DSS de niveau 1 et annonce plus de 30 000 marchands.

Sa note Trustpilot est de 1,5 sur 5 pour 112 avis, sur un profil que la société n’a pas revendiqué. Les avis parlent de prélèvements contestés, d’abonnements difficiles à résilier et, plus rarement, de frais jugés imprévus par des marchands. L’acheteur mécontent d’un site laisse son avis sous le nom qu’il voit sur son relevé, celui de CCBill.

Points forts et limites de CCBill

Les points forts

  • Un versement chaque lundi, neuf jours après la clôture de la semaine.
  • Des frais de virement publiés, 10 $ en SEPA et 5 $ en ACH.
  • Deux agréments d’établissement de paiement, en Irlande et au Royaume-Uni.
  • Une assistance acheteurs ouverte jour et nuit, avec résiliation en libre-service.

Les limites

  • Aucun taux publié, et un taux modifiable sous dix jours.
  • 1 950 $ par an d’enregistrement Visa et Mastercard.
  • Une société obligatoirement établie en Europe, aux États-Unis ou au Canada.
  • 99,99 $ au plus par transaction sans dérogation écrite.
  • Six mois de retenue à la sortie, puis un an sans les banques de CCBill.

CCBill face à Verotel

Verotel, l’autre tiers facturier historique des sites d’abonnement, publie son taux, 15,5 % en formule Basic, accepte des marchands du monde entier et garde 10 % des ventes pendant 26 semaines. Une société installée en Europe ou en Amérique du Nord peut demander les deux devis et comparer. Une société établie au Maroc ou au Sénégal n’a accès qu’à Verotel.

Sources