
Quitter OnlyFans et faire retirer ce qui reste : 499 $ en une fois
L’offre de sortie de plateforme coûte 499 $ en une fois, sans abonnement, et comprend douze mois de veille. Un spécialiste accompagne la fermeture des comptes sur chaque plateforme, lance un balayage complet des sites de fuites, envoie les notices sans limite, demande le déréférencement à Google et à Bing, puis envoie chaque mois un rapport de suivi pendant un an.
Pour une créatrice qui arrête, c’est moins cher que douze mois d’abonnement, soit 588 $. Elle n’a pas besoin du filigrane ni de la surveillance des nouvelles sorties, puisqu’il n’y en aura plus.
Une formule mensuelle unique, sans palier ni supplément
Privly vend une seule formule à 49 $ par mois, sans supplément par pseudonyme : scans des sites de fuites, retraits illimités, surveillance de Telegram, Discord et Reddit, déréférencement Google et Bing, détection des deepfakes et des faux comptes, filigrane, rapport chaque semaine et un agent nommé.
L’essai gratuit de sept jours ne demande pas de carte, mais il se limite à un scan, trois fichiers filigranés et trois dépôts dans le coffre de preuves. Les retraits et la surveillance commencent seulement avec l’abonnement. Le paiement passe par Stripe, en carte, Apple Pay ou Google Pay.
L’abonnement se résilie à tout moment et prend fin avec la période en cours. Aucun abonnement n’est remboursé, sauf là où la loi l’impose, par exemple au titre du droit australien de la consommation. Privly dit refuser environ 15 % des inscriptions, quand il ne peut pas agir dans le pays concerné ou défendre le type de contenu, et prévenir dès le premier échange.
Le filigrane par abonné, et la question à poser
Le filigrane de Privly cache un code propre à chaque abonné dans les images et le son d’un fichier. Quand une copie fuit, Privly décode le code et retrouve le compte, l’adresse électronique et la date d’achat de l’abonné qui l’a partagée. Le service dit que le marquage résiste aux captures d’écran, aux réencodages et aux recadrages.
Le marquage se fait au moment où un abonné télécharge le fichier. Sur une plateforme comme OnlyFans, qui livre elle-même les contenus, le fonctionnement concret n’est pas décrit : une créatrice le fait préciser avant de compter sur cette fonction.
Des chiffres de Privly qui ne concordent pas
Plusieurs chiffres changent d’une page à l’autre :
- la page des tarifs annonce plus de 500 sites de fuites scannés, puis plus de 10 000 dans la même grille,
- la même page parle d’un délai médian de retrait inférieur à 24 heures, la page de présentation d’une moyenne de 76 heures,
- un témoignage présente une cliente « depuis 2024 » et la page de présentation parle de deux ans d’activité, alors que le domaine useprivly.com a été créé en août 2025 et que les conditions datent d’avril 2026.
Privly Ventures Pty Ltd est une société australienne, sans adresse publiée, et son équipe compte quatre personnes. Le service est enregistré comme agent DMCA auprès du Copyright Office américain.
Agences, enregistrement du copyright et aide gratuite
Une agence paie 200 $ par mois jusqu’à dix créatrices, puis 20 $ par créatrice, au mois, avec un seul tableau de bord et un seul agent. L’enregistrement du copyright aux États-Unis coûte 114 $ pour une vidéo, 299 $ pour 750 photos et jusqu’à 2 949 $ pour 30 vidéos, frais officiels compris.
Privly aide gratuitement toute personne victime de diffusion d’images intimes ou de deepfakes, sans compte ni abonnement. Il publie aussi un observatoire des fuites, en données ouvertes, et un générateur gratuit de notices DMCA.
Points forts et limites de Privly
Les points forts
- Une formule unique, sans supplément par pseudonyme.
- Une offre de sortie à 499 $ avec un an de veille.
- Telegram, Discord, Google et Bing compris.
- Une aide gratuite aux victimes d’images intimes.
Les limites
- Un service récent, quatre personnes, sans adresse.
- Des chiffres contradictoires sur la couverture et les délais.
- Aucun remboursement sauf obligation légale.
- Un essai sans retrait ni surveillance.
Privly face à BranditScan et DeleteMyLeaks
BranditScan coûte 69 $ par mois pour trois noms de scène, DeleteMyLeaks 99 $ pour un profil et 100 retraits. Privly est le moins cher des trois et compte tous les pseudonymes dans son prix, mais c’est aussi le plus récent des trois.
BranditScan est un service québécois de retraits DMCA pour créatrices adultes, agences et studios.
Lire la fiche BranditScan →DMCA.com est un service canadien de protection des contenus, en activité depuis 2006.
Lire la fiche DMCA.com →DigiRegs est un service canadien d’antipiratage pour producteurs de vidéos adultes.
Lire la fiche DigiRegs →Onsist est une société néerlandaise de protection de marque, fondée en 2010 à Ermelo, qui a une offre pour les contenus adultes.
Lire la fiche Onsist →