
RightSecure bloque une scène avant qu’elle n’apparaisse sur un tube
RightSecure contrôle chaque vidéo envoyée sur les tubes partenaires de DigiRegs et bloque celles qui correspondent au catalogue d’un client, avant leur publication. Le studio fixe des règles par durée, par marque, par compte, par plateforme : un extrait court peut rester en ligne pour la promotion, une scène complète être retirée d’office.
DigiRegs annonce plus de 1,5 million de vidéos de tubes contrôlées chaque mois, sans publier la liste de ses partenaires. Erome, au moins, travaille avec DigiRegs : le tube indique utiliser la technologie de DigiRegs et conseille aux producteurs d’ajouter leurs vidéos à sa bibliothèque pour les faire retirer de son site. Pour les autres tubes, un studio demande la liste avant de signer. Le même outil sert aux plateformes de partage, qui peuvent filtrer les contenus qu’elles refusent.
Côté webmaster, un tube monté sur Kernel Video Sharing peut brancher DigiRegs sur sa modération : KVS liste des contrôles de droits d’auteur DigiRegs dans ses files de relecture, à côté de la détection des doublons.
ContentHunter cherche les copies déjà en ligne
ContentHunter surveille les tubes, les torrents, les réseaux sociaux, les blogs et les forums, et reconnaît une vidéo par ses caractéristiques audio et vidéo, ses filigranes et ses métadonnées. DigiRegs dit retrouver une scène découpée, déformée, réencodée, passée en noir et blanc ou même transformée en dessin animé.
Les comptes autorisés, affiliés et partenaires passent sur liste blanche pour ne viser que les mises en ligne sauvages. Le client suit les retraits en temps réel, avec l’historique des notices et des captures d’écran utiles en cas de procédure. DigiRegs ajoute la détection de faux profils, la neutralisation des récidivistes, des conseils juridiques et des rapports d’audience et de classement des sites.
DigiRegs revendique 13 672 374 vidéos protégées, 28 878 727 infractions détectées et 108 998 493 résultats de recherche retirés. Aucune méthode de calcul n’accompagne ces chiffres.
Le nettoyage des moteurs de recherche passe par DMCAForce
DigiRegs confie le déréférencement à DMCAForce, avec qui il s’est associé : DigiRegs couvre les plateformes de partage, DMCAForce les moteurs de recherche. DMCAForce dit faire vérifier chaque infraction par son équipe avant d’envoyer la demande à Google. Un studio traite donc avec deux sociétés pour une protection complète, et rien ne précise qui facture le déréférencement.
Le contrat d’un compte DigiRegs
L’inscription se fait en ligne, avec un compte de producteur ou d’éditeur : nom, société, site, téléphone. Aucune grille tarifaire, aucune durée d’engagement et aucune adresse postale ne sont publiées.
Les conditions en ligne encadrent un service d’analyse et de modération de contenus par API, et ne disent rien des retraits. Elles sont signées par DigiRegs Systems Inc., quand la politique de confidentialité nomme DigiRegs Services Inc. En cas de retard de paiement, elles prévoient 1,5 % d’intérêts par mois et la coupure du service. Un studio demande donc un contrat propre à l’antipiratage avant de s’engager.
Le domaine digiregs.com existe depuis 2013. Le certificat du site en https ne transmet pas sa chaîne complète, si bien que certains navigateurs et outils refusent la connexion sécurisée.
Points forts et limites de DigiRegs
Les points forts
- Un blocage à l’envoi chez des tubes partenaires, dont Erome.
- Des empreintes audio et vidéo qui résistent au recadrage et au réencodage.
- Des règles par durée, marque ou compte, et une liste blanche des affiliés.
- Des preuves exploitables : historique des notices et captures.
- Un branchement dans KVS pour les tubes qui l’utilisent.
Les limites
- Aucun prix ni durée d’engagement publiés.
- Une liste de tubes partenaires non publiée, hormis Erome.
- Des conditions écrites pour un autre service.
- Un déréférencement confié à une seconde société.
- Aucune adresse et un certificat incomplet.
DigiRegs face à Takedown Piracy
Takedown Piracy travaille aussi par empreintes pour les studios, sur devis, mais propose aux créateurs indépendants ClipSentry, une offre chiffrée à 150 $ par mois. DigiRegs ne publie aucune offre chiffrée de ce type.
BranditScan est un service québécois de retraits DMCA pour créatrices adultes, agences et studios.
Lire la fiche BranditScan →DMCA.com est un service canadien de protection des contenus, en activité depuis 2006.
Lire la fiche DMCA.com →Onsist est une société néerlandaise de protection de marque, fondée en 2010 à Ermelo, qui a une offre pour les contenus adultes.
Lire la fiche Onsist →Takedown est un service de retraits exploité par Marefeat Ltd, une société du Belize, sur takedown.co.
Lire la fiche Takedown →