
Essential, Advanced ou Nuke My Leaks : fréquence des scans et plafonds
DeleteMyLeaks vend trois formules, Essential à 99 $, Advanced à 149 $ et Nuke My Leaks à 199 $ par mois, ou 79, 119 et 159 $ par mois en paiement annuel. Ce qui les sépare, c’est la fréquence des scans, le plafond de retraits et les deepfakes.
| Ce qui change | Essential | Advanced | Nuke My Leaks |
|---|---|---|---|
| Scan | chaque semaine | tous les 2 jours | chaque jour |
| Retraits par mois | 100 | sans plafond | sans plafond |
| Deepfakes et faux profils | non | oui | oui |
| File de relecture | normale | prioritaire | la plus rapide, spécialiste dédié |
Toutes les formules couvrent un profil de créatrice, la relecture humaine, Google Search et Bing, X, Reddit et Discord, et un rapport mensuel. Un passage à la formule supérieure prend effet tout de suite, une baisse au cycle suivant.
Une incohérence est à connaître : la grille réserve les deepfakes à Advanced, alors que la page consacrée aux deepfakes les dit compris dans toutes les formules. Une créatrice visée par des deepfakes fait confirmer ce point avant de choisir Essential.
Le scan gratuit de DeleteMyLeaks, sans carte ni compte
Le scan gratuit ne demande qu’un pseudonyme et une adresse électronique, ni carte, ni mot de passe, et la plupart des scans se terminent en deux minutes environ. Il parcourt les agrégateurs de fuites, les moteurs de recherche et les hébergeurs de fichiers, puis envoie un rapport avec les liens trouvés. Le retrait et la surveillance demandent une formule payante.
Le rapport, le pseudonyme et l’adresse sont gardés jusqu’à 90 jours, en partie pour empêcher de multiplier les scans gratuits, et s’effacent sur demande par courriel. Une seconde case, facultative, inscrit l’adresse à la liste de diffusion.
Des notices relues par une personne, au nom de DeleteMyLeaks
Chaque correspondance trouvée par le scan est confirmée par une personne avant l’envoi d’une notice, et toutes les notices partent au nom de l’agent enregistré de DeleteMyLeaks. Le nom légal, l’adresse et le courriel de la créatrice ne sont jamais transmis au site pirate.
La mise en route prend moins de dix minutes : quelques photos nettes du visage, données avec consentement, et les pseudonymes sous lesquels la créatrice publie. Le service en tire un modèle de reconnaissance faciale, qu’il s’engage à ne pas vendre ni partager, et le consentement se retire depuis le compte. Une créatrice sans visage reste couverte par ses pseudonymes et les noms sous lesquels on la republie.
Chaque page visée est revérifiée un jour, une semaine et un mois après la notice. Les demandes de déréférencement partent à part, chez Google, Bing et Brave, si bien qu’une page peut quitter les résultats même quand l’hébergeur traîne. Un hébergeur qui ignore la notice reçoit des relances, puis son fournisseur est saisi. Si l’auteur de la mise en ligne envoie une contre-notification, la créatrice a 10 à 14 jours ouvrés pour décider d’aller en justice, et le service ne donne pas de conseil juridique. Aucun délai de retrait n’est promis.
Pour une créatrice française, une limite à connaître : le service s’appuie sur des notices DMCA, une loi américaine, et ne présente aucune offre propre à MYM ni aux signalements prévus par le règlement européen DSA. Il est en anglais seulement.
Le remboursement : sept jours, avant la première notice
DeleteMyLeaks rembourse le premier paiement dans les 7 jours, à condition qu’aucune notice n’ait encore été envoyée et que le service n’ait pas servi. Le centre d’aide promet un remboursement sous 7 jours à une cliente insatisfaite sans poser cette condition, que la politique de remboursement et les conditions ajoutent toutes les deux.
Les renouvellements ne se remboursent pas. La résiliation se fait depuis le tableau de bord et prend effet à la fin de la période payée. Le paiement passe par Stripe, en carte Visa, Mastercard ou American Express, sans cryptomonnaie. Une rétrofacturation lancée avant de contacter le support peut suspendre le compte.
Qui exploite DeleteMyLeaks
DeleteMyLeaks est exploité par Deletemyleaks LLC, une société américaine qui ne publie ni adresse, ni État d’immatriculation. Le domaine date de mai 2024. Le support répond par formulaire et par courriel, en 24 heures selon le service. Le site se présente comme le premier service de retrait pour créatrices et compare ses formules à celles de Bruqi, LeakRemover.ai, Rulta et DMCA.com sur des pages qu’il rédige lui-même.
Pour une agence, le tableau de bord réunit tous les profils, permet des retraits en masse et donne à chaque créatrice un accès limité à ses propres résultats. Le tarif se négocie selon le nombre de profils actifs.
Points forts et limites de DeleteMyLeaks
Les points forts
- Un scan gratuit sans carte ni compte.
- Chaque notice relue par une personne, au nom du service.
- Google, Bing et Brave dès Essential, avec vérification à 1, 7 et 30 jours.
- Les créatrices sans visage couvertes par leurs pseudonymes.
- Un tableau de bord d’agence avec accès limité par créatrice.
Les limites
- Un scan par semaine et 100 retraits par mois en Essential.
- Un remboursement perdu dès la première notice envoyée.
- Une incohérence sur les deepfakes, réservés à Advanced dans la grille.
- Une société récente, sans adresse publiée.
DeleteMyLeaks face à BranditScan et Rulta
BranditScan scanne toutes les heures pour 69 $ par mois et envoie ses notices sans relecture, quand DeleteMyLeaks fait relire chaque notice mais ne scanne chaque jour qu’à 199 $. Rulta démarre à 139 $ par mois hors TVA pour un seul nom de scène. Pour une créatrice qui craint les retraits envoyés à tort, la relecture de DeleteMyLeaks compte. Pour celle qui veut la fréquence au plus bas prix, BranditScan coûte moins cher.
BranditScan est un service québécois de retraits DMCA pour créatrices adultes, agences et studios.
Lire la fiche BranditScan →DMCA.com est un service canadien de protection des contenus, en activité depuis 2006.
Lire la fiche DMCA.com →DigiRegs est un service canadien d’antipiratage pour producteurs de vidéos adultes.
Lire la fiche DigiRegs →Onsist est une société néerlandaise de protection de marque, fondée en 2010 à Ermelo, qui a une offre pour les contenus adultes.
Lire la fiche Onsist →