
OpenEMM envoie par son propre serveur de mail
OpenEMM s’appuie sur Postfix et sur un système de files d’envoi multiples : il n’a pas besoin d’un relais SMTP tiers. Pour un site adulte, cela évite de dépendre des conditions d’un relais. En contrepartie, la réputation de l’IP, les enregistrements SPF et DKIM et la gestion des listes noires reviennent à l’éditeur. Les rebonds sont traités automatiquement.
Le serveur qu’il faut pour OpenEMM 26.05
La version 26.05 demande Red Hat Enterprise Linux 8 ou 9, AlmaLinux 8 ou 9 ou SUSE Linux Enterprise Server 15, MariaDB 10.6.10 ou plus récent, Postfix 3.5, OpenJDK 21, Node.js 22, Python 3.11 et Tomcat 11. Un outil en console, OST, installe, met à jour et sauvegarde l’ensemble. Debian et Ubuntu ne figurent pas dans la liste, et la page produit d’AGNITAS affiche encore une pile plus ancienne, avec Java 11 ou 17 et Tomcat 10.1 : c’est le dépôt GitHub qui suit la version en cours.
Ce que fait OpenEMM
- Newsletters, e-mails transactionnels et autorépondeurs.
- Un gestionnaire graphique de parcours en glisser-déposer.
- Des groupes cibles sur le profil, le statut et le comportement des abonnés, en mode visuel ou en syntaxe proche du SQL.
- Un éditeur visuel de formulaires web.
- Le suivi des ouvertures et des clics, nominatif ou anonyme.
- Des rôles, un journal d’activité, une API REST, des services SOAP, des webhooks et des connecteurs Make et n8n.
Essayer OpenEMM avant de l’installer
AGNITAS ouvre un accès de démonstration de trois jours, en échange d’une inscription à sa newsletter. Les envois sont limités à 20 destinataires de test et l’import à 10 000 adresses, puis les données sont effacées. Deux visites guidées interactives, en anglais et en allemand, montrent aussi l’interface.
Ce que facture AGNITAS autour d’OpenEMM
Le logiciel est gratuit, les services ne le sont pas. Le support commence à 450 € pour 2,5 heures, l’installation et la configuration à 760 € chacune, la gestion de projet à 380 €, l’import des abonnés à 700 €, les modèles à 2 800 €. Un serveur d’envoi dédié coûte 2 100 € à la mise en place, plus un forfait mensuel. Les modules d’OpenEMM Plus valent de 500 à 2 500 € en licence unique, et le passage à l’E-Marketing Manager commercial démarre à 4 200 €.
Points forts et limites d’OpenEMM
Les points forts
- Un serveur d’envoi intégré, sans relais tiers.
- Des parcours automatisés et des autorépondeurs.
- Une société identifiée qui publie des versions en 2026.
Les limites
- Une pile lourde : Red Hat, Java, Tomcat, Postfix.
- Une interface en anglais et en allemand seulement.
- Une réputation d’IP à construire soi-même.
- Des services chers si l’on a besoin d’aide.
OpenEMM ou Mautic ?
Mautic offre aussi l’automatisation gratuitement, sur une pile PHP et MySQL, mais sans serveur d’envoi : il faut un relais. listmonk suffit si l’on n’envoie que des newsletters.
listmonk est un gestionnaire de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en Go par Kailash Nadh.
Lire la fiche listmonk →MailWizz est un logiciel d’e-mailing en PHP à installer sur son propre serveur, vendu depuis 2013 par la société roumaine Onetwist Software.
Lire la fiche MailWizz →Mautic est un logiciel d’automatisation marketing libre, sous licence GPLv3, utilisé selon le projet par plus de 40 000 entreprises.
Lire la fiche Mautic →phpList est un logiciel de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en PHP avec MySQL ou MariaDB.
Lire la fiche phpList →