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E-mailing · Avis de la rédaction

Postal avis : un Mailgun libre sur votre propre serveur

postalserver.io

Postal est un serveur d’envoi et de réception d’e-mails libre, sous licence MIT, pensé comme un Sendgrid, un Mailgun ou un Postmark à installer sur ses propres machines. Il demande un serveur dédié de 4 Go de RAM, Docker et MariaDB, et sa version 3.3.7 date de juin 2026.

Notre avis sur Postal

Postal sert au site adulte qui veut faire tourner son propre relais d’envoi, avec ses IP et ses limites, derrière un gestionnaire de newsletters comme listmonk ou Mautic. Il prend la place d’un Mailgun ou d’un Postmark, sur un serveur que vous administrez.

En échange, toute la délivrabilité repose sur vous : une IP propre, des DNS justes, et des abonnés qui ont vraiment demandé vos e-mails.

Accueil de la documentation de Postal avec le logo jaune, la phrase qui le compare à Sendgrid, Mailgun et Postmark, et des captures de l’interface de gestion des messages
Postal

Postal, le serveur SMTP derrière un gestionnaire de newsletters

Postal est un agent de transfert de courrier : il reçoit des messages par SMTP ou par son API HTTP et les remet aux boîtes des destinataires. Il n’a ni carnet d’adresses, ni campagnes, ni gestion des désinscriptions, et l’équipe refuse de les ajouter. Pour une newsletter, on le branche comme serveur SMTP sous listmonk, Mautic ou phpList.

Le serveur qu’il faut pour Postal

Postal tourne en Docker sur un serveur dédié à cet usage, avec au moins 4 Go de RAM, 2 cœurs et 25 Go de disque. La base doit être MariaDB 10.6 ou plus récente, MySQL n’est pas pris en charge, et Postal crée une base par serveur de messagerie. Le point qui bloque le plus souvent : l’hébergeur doit laisser le port 25 sortant ouvert, ce que beaucoup ferment pour lutter contre le spam.

La délivrabilité repose sur l’exploitant

La documentation prévient que l’IP d’un serveur virtuel peut déjà figurer sur des listes de blocage, et qu’il faut parfois essayer plusieurs fournisseurs. Postal aide sur le reste : il vérifie les DNS des domaines d’envoi, signe les messages en DKIM, tient une liste de suppression des adresses qui n’existent pas, et applique des limites d’envoi par serveur. Des pools d’IP permettent d’envoyer depuis des adresses différentes selon l’expéditeur ou le destinataire, par exemple une IP pour chaque site.

Si les messages arrivent en spam, la FAQ conseille de les tester avec un outil comme Mail Tester.

Ce que Postal sait faire d’autre

  • Plusieurs organisations, serveurs et utilisateurs dans une même installation.
  • Suivi des ouvertures et des clics, étiquettes de messages.
  • Webhooks de livraison en temps réel, gardés sept jours pour le débogage.
  • Mode développement qui retient les messages sans les livrer.
  • Réception : transfert vers une adresse HTTP, un autre serveur SMTP ou une boîte, avec SpamAssassin et ClamAV.

Qui développe Postal

Postal est né en 2017 chez Krystal Hosting, titulaire des droits jusqu’en 2024, date à laquelle Adam Cooke et Charlie Smurthwaite les ont repris. Le dépôt GitHub compte près de 17 000 étoiles, la version 3.3.7 est sortie en juin 2026 et du code a encore été publié début octobre 2026. L’aide passe par les discussions GitHub et un serveur Discord.

Points forts et limites de Postal

Les points forts

  • Un relais à soi, sur votre serveur.
  • Pools d’IP par site ou par expéditeur.
  • Licence MIT, gratuit.

Les limites

  • Aucune gestion d’abonnés ni de campagnes.
  • Un serveur dédié et le port 25 ouvert.
  • Une réputation d’IP à construire soi-même.
  • Une aide communautaire, sur GitHub et Discord.

Avec quoi associer Postal

listmonk accepte plusieurs serveurs SMTP et choisit selon le domaine d’expédition, ce qui va bien avec plusieurs serveurs Postal. OpenEMM intègre déjà son propre Postfix, sans besoin d’un Postal à côté.

Sources