
Postal, le serveur SMTP derrière un gestionnaire de newsletters
Postal est un agent de transfert de courrier : il reçoit des messages par SMTP ou par son API HTTP et les remet aux boîtes des destinataires. Il n’a ni carnet d’adresses, ni campagnes, ni gestion des désinscriptions, et l’équipe refuse de les ajouter. Pour une newsletter, on le branche comme serveur SMTP sous listmonk, Mautic ou phpList.
Le serveur qu’il faut pour Postal
Postal tourne en Docker sur un serveur dédié à cet usage, avec au moins 4 Go de RAM, 2 cœurs et 25 Go de disque. La base doit être MariaDB 10.6 ou plus récente, MySQL n’est pas pris en charge, et Postal crée une base par serveur de messagerie. Le point qui bloque le plus souvent : l’hébergeur doit laisser le port 25 sortant ouvert, ce que beaucoup ferment pour lutter contre le spam.
La délivrabilité repose sur l’exploitant
La documentation prévient que l’IP d’un serveur virtuel peut déjà figurer sur des listes de blocage, et qu’il faut parfois essayer plusieurs fournisseurs. Postal aide sur le reste : il vérifie les DNS des domaines d’envoi, signe les messages en DKIM, tient une liste de suppression des adresses qui n’existent pas, et applique des limites d’envoi par serveur. Des pools d’IP permettent d’envoyer depuis des adresses différentes selon l’expéditeur ou le destinataire, par exemple une IP pour chaque site.
Si les messages arrivent en spam, la FAQ conseille de les tester avec un outil comme Mail Tester.
Ce que Postal sait faire d’autre
- Plusieurs organisations, serveurs et utilisateurs dans une même installation.
- Suivi des ouvertures et des clics, étiquettes de messages.
- Webhooks de livraison en temps réel, gardés sept jours pour le débogage.
- Mode développement qui retient les messages sans les livrer.
- Réception : transfert vers une adresse HTTP, un autre serveur SMTP ou une boîte, avec SpamAssassin et ClamAV.
Qui développe Postal
Postal est né en 2017 chez Krystal Hosting, titulaire des droits jusqu’en 2024, date à laquelle Adam Cooke et Charlie Smurthwaite les ont repris. Le dépôt GitHub compte près de 17 000 étoiles, la version 3.3.7 est sortie en juin 2026 et du code a encore été publié début octobre 2026. L’aide passe par les discussions GitHub et un serveur Discord.
Points forts et limites de Postal
Les points forts
- Un relais à soi, sur votre serveur.
- Pools d’IP par site ou par expéditeur.
- Licence MIT, gratuit.
Les limites
- Aucune gestion d’abonnés ni de campagnes.
- Un serveur dédié et le port 25 ouvert.
- Une réputation d’IP à construire soi-même.
- Une aide communautaire, sur GitHub et Discord.
Avec quoi associer Postal
listmonk accepte plusieurs serveurs SMTP et choisit selon le domaine d’expédition, ce qui va bien avec plusieurs serveurs Postal. OpenEMM intègre déjà son propre Postfix, sans besoin d’un Postal à côté.
listmonk est un gestionnaire de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en Go par Kailash Nadh.
Lire la fiche listmonk →MailWizz est un logiciel d’e-mailing en PHP à installer sur son propre serveur, vendu depuis 2013 par la société roumaine Onetwist Software.
Lire la fiche MailWizz →Mautic est un logiciel d’automatisation marketing libre, sous licence GPLv3, utilisé selon le projet par plus de 40 000 entreprises.
Lire la fiche Mautic →phpList est un logiciel de newsletters libre, sous licence AGPLv3, écrit en PHP avec MySQL ou MariaDB.
Lire la fiche phpList →