
Combien coûte Takedown Piracy
Takedown Piracy ne publie aucun tarif pour les studios, les boutiques de clips et les agences : tout passe par un formulaire de contact. Le prix public n’existe que chez ClipSentry, la formule ouverte en ligne aux créateurs indépendants qui vendent sur des sites de clips ou sur OnlyFans.
ClipSentry coûte 150 $ par mois et comprend :
- la surveillance en continu des sites de fuites, des tubes, des torrents, des cyberlockers, des réseaux sociaux, des blogs et des forums,
- l’empreinte des vidéos et la recherche des images copiées,
- le retrait des résultats des moteurs de recherche, avec une veille par mots-clés,
- un portail avec les statistiques DMCA en temps réel et des demandes de retrait illimitées.
L’abonnement se renouvelle seul chaque mois et se résilie avant l’échéance pour éviter le mois suivant. Le renouvellement se fait au prix payé à l’inscription, et une hausse n’arrive qu’en fin de période, après un préavis. Aucun remboursement n’est prévu, sauf un avoir accordé au cas par cas dans des circonstances exceptionnelles. L’inscription prend cinq minutes au plus. Les agences de modèles obtiennent un tarif à part, sur devis.
Comment l’empreinte vidéo de Takedown Piracy retrouve une scène
Le système extrait de chaque vidéo du client une empreinte numérique, puis compare en continu les vidéos des sites pirates à ces empreintes. Chaque correspondance est revue par un membre de l’équipe avant l’envoi de la notice au nom du client. La technologie vient d’AV Registry, partenaire de Takedown Piracy, et ne demande aucune intégration aux sites surveillés.
L’empreinte reconnaît une scène recadrée, coupée, déformée, réencodée en basse qualité ou publiée sous un titre sans rapport. Elle se distingue ainsi d’une recherche par nom de scène, que le premier renommage met en échec. Le système garde aussi un historique des vidéos déjà analysées : une scène ajoutée aujourd’hui fait remonter les copies publiées il y a plusieurs années.
Un client peut envoyer une adresse que le service ne surveille pas encore. L’équipe la traite, et ajoute le site à sa surveillance s’il a assez de trafic pour concerner les autres clients.
Que fait Takedown Piracy quand un site ignore le DMCA
La plupart des sites retirent la vidéo, dans un délai qui va de quelques heures à plusieurs jours, la loi américaine n’en fixant aucun. Face à un site qui refuse, l’équipe remonte vers son prestataire de paiement ou son hébergeur, sans garantie de résultat.
Reste Google : Takedown Piracy est membre du programme de retrait de confiance de Google et annonce plus de 150 millions d’adresses retirées du moteur. Une page pirate qui reste en ligne disparaît alors des résultats sur le nom du studio. Bing n’apparaît nulle part dans l’offre, ce qui compte pour un studio dont une part du trafic vient de ce moteur.
Quand la notice ne suffit pas, le service rassemble les preuves et oriente vers des avocats spécialisés en propriété intellectuelle avec qui il travaille. Takedown Piracy n’est pas un cabinet d’avocats.
L’équipe derrière Takedown Piracy et ClipSentry
Takedown Piracy Inc. est l’entreprise de Nate Glass, que les témoignages de Grooby, de Girlfriends Films ou de James Deen présentent comme un militant de longue date contre le piratage dans le porno. Reba Rocket en dirige les opérations et le marketing. ClipSentry est exploité avec AV Registry LLC, qui donne une boîte postale à Shawnee, au Kansas. takedownpiracy.com ne publie ni adresse, ni conditions, ni FAQ. Celles de ClipSentry datent de février 2021.
La même équipe gère Operation Minerva, un service pour les victimes de vengeance pornographique et de deepfakes non consentis, qui repère les vidéos par empreinte et documente les preuves pour une action en justice.
Les volumes annoncés ne concordent pas d’une page à l’autre : plus de 300 millions de contenus piratés retirés sur l’accueil, plus de 220 millions dans le texte de ClipSentry et plus de 130 millions de retraits DMCA dans son compteur. Aucun n’est daté, et aucun ne dit ce qu’obtiendra un nouveau client.
Points forts et limites de Takedown Piracy
Les points forts
- Une empreinte vidéo qui retrouve une scène renommée, coupée ou recadrée.
- Un historique qui fait remonter les copies anciennes.
- Le nettoyage de Google quand le site pirate ne répond pas.
- Des studios connus parmi les clients cités, et une offre chiffrée pour les créateurs.
Les limites
- Aucun prix publié pour un studio ou une agence.
- Bing absent de l’offre.
- ClipSentry sans détail sur la fréquence des scans et le nombre de pseudonymes.
- Aucun remboursement, hors avoir exceptionnel.
- Des volumes contradictoires et aucune condition sur takedownpiracy.com.
Takedown Piracy face à DigiRegs et DMCA.com
DigiRegs travaille aussi par empreinte vidéo pour les studios, sans prix public, et ajoute un blocage des copies chez des tubes partenaires avant leur mise en ligne. DMCA.com facture chaque retrait au site, de 199 à 599 $, sans empreinte sur les tubes. Pour un catalogue entier à surveiller dans la durée, Takedown Piracy et DigiRegs se comparent donc sur devis.
BranditScan est un service québécois de retraits DMCA pour créatrices adultes, agences et studios.
Lire la fiche BranditScan →DMCA.com est un service canadien de protection des contenus, en activité depuis 2006.
Lire la fiche DMCA.com →DigiRegs est un service canadien d’antipiratage pour producteurs de vidéos adultes.
Lire la fiche DigiRegs →Onsist est une société néerlandaise de protection de marque, fondée en 2010 à Ermelo, qui a une offre pour les contenus adultes.
Lire la fiche Onsist →