
Garder les extraits qui ramènent des abonnés, retirer le reste
Takedown part d’une idée simple : certaines copies font vendre, d’autres volent des abonnés. La créatrice garde les extraits courts et les teasers qui renvoient vers sa page, et fait retirer les vidéos complètes. Une liste blanche protège les affiliés et les sites autorisés.
Takedown dresse la liste des adresses trouvées et la soumet au client avant d’agir, selon des critères fixés à l’avance. Le client peut aussi tout automatiser : rien n’est retiré sans sa décision, ou sa règle. Pour un tube pirate qui publie de faux extraits promotionnels, Takedown dit vérifier à la main que le contenu est complet avant de viser le domaine entier.
L’offre créatrice, facturée par nom de scène
L’offre créatrice coûte 39 $ par nom de scène et par mois et comprend des notices DMCA illimitées, le retrait des faux comptes, l’envoi d’adresses en masse et l’anonymat de la créatrice. Les sept premiers jours sont gratuits, sans carte bancaire.
Pour commencer, il suffit du nom de scène ou du lien du profil. Les premiers retraits sur Google sont annoncés dans les 24 heures, puis un rapport arrive chaque semaine, et une adresse ajoutée à la main est traitée sous 24 heures. Takedown dépose aussi les demandes de déréférencement chez Bing et sert d’agent déclarant, si bien que le nom légal de la créatrice n’apparaît pas.
Le programme d’affiliation verse 10 % de chaque paiement des clients apportés, à vie, par carte, PayPal, Paxum, cryptomonnaie ou en crédit sur le service. Il est ouvert aux webmasters et aux blogueurs.
Pour un studio : audit gratuit, API et marque blanche
Un studio laisse son adresse et le nom de sa marque, et reçoit sous 48 heures un audit gratuit des sites qui diffusent ses contenus. Le tarif se fixe ensuite sur devis. Takedown suit les miroirs, les clones et les changements de domaine, et dit retirer des domaines entiers des résultats de Google.
Une plateforme ou une agence peut brancher le moteur de Takedown par API, avec envoi de milliers de notices en un appel, ou revendre le service sous sa propre marque, avec son domaine, son logo et ses prix. Le service vend aussi de la protection de marque hors du secteur adulte, pour les jeux d’argent, l’édition ou la crypto.
Marefeat Ltd, au Belize, et un préavis de 48 heures
Takedown est exploité par Marefeat Ltd, une société de droit bélizien installée à Belize City. L’abonnement se résilie par un préavis de 48 heures, de part et d’autre. Les frais payés ne sont pas remboursés, sauf accord, et le droit de rétractation tombe dès que le service a commencé. Une rétrofacturation ne doit pas remplacer une demande de remboursement.
Des chiffres de Takedown qui varient
Les performances annoncées varient : 98 % de réussite sur l’accueil, 99 % sur la page de l’API, 144 millions de demandes déposées sur la page Google, 2 millions de notices traitées sur celle de l’API, 150 plateformes couvertes ici et 200 sites ailleurs. Le délai médian de retrait est annoncé à 3 heures, quand la même page dit que la plupart des résultats tombent en quelques jours. Takedown se dit premier mondial des blocages de contenus adultes, sans source extérieure.
Points forts et limites de Takedown
Les points forts
- Un prix d’entrée bas, retraits illimités.
- Sept jours gratuits sans carte.
- Le choix des extraits à garder pour la promotion.
- API et marque blanche pour les plateformes.
Les limites
- Une société du Belize comme cocontractant.
- Aucun remboursement sauf accord.
- Des chiffres de réussite qui changent d’une page à l’autre.
- Un prix qui grimpe avec chaque nom de scène.
Takedown face à Privly et BranditScan
À un nom de scène, Takedown est le moins cher des trois : 39 $, contre 49 $ chez Privly et 69 $ chez BranditScan. À deux noms, Takedown passe à 78 $ et dépasse Privly, qui ne compte pas les pseudonymes. À trois, il monte à 117 $, au-dessus de BranditScan, qui en inclut trois.
BranditScan est un service québécois de retraits DMCA pour créatrices adultes, agences et studios.
Lire la fiche BranditScan →DMCA.com est un service canadien de protection des contenus, en activité depuis 2006.
Lire la fiche DMCA.com →DigiRegs est un service canadien d’antipiratage pour producteurs de vidéos adultes.
Lire la fiche DigiRegs →Onsist est une société néerlandaise de protection de marque, fondée en 2010 à Ermelo, qui a une offre pour les contenus adultes.
Lire la fiche Onsist →