
PrivateAlps ignore-t-il les plaintes pour droit d’auteur ?
Oui. PrivateAlps vend ses VPS et ses serveurs comme insensibles aux plaintes pour droit d’auteur. Les refus portent sur les abus sexuels sur mineurs, la vente de drogue ou d’armes, le terrorisme et la haine, le spam, le phishing et les attaques par déni de service.
PrivateAlps peut en revanche agir sans délai sur une plainte pour abus, sur une demande des autorités suisses ou sur une activité qui menace son réseau. Un serveur qui reçoit beaucoup de plaintes peut aussi voir son prix revu à la hausse, et l’hébergeur demande de le contacter avant de commander pour un projet qui risque d’en attirer. Un tube qui reprend des vidéos de tiers a donc intérêt à poser la question avant de payer.
Le VPS PrivateAlps à 12,90 € coûte moins que le mutualisé
Le premier VPS Linux de PrivateAlps coûte 12,90 € par mois, avec 2 cœurs, 1 Go de mémoire, 30 Go de SSD, 2 To de trafic à 100 Mbit/s et une adresse IPv4 dédiée. Le premier mutualisé coûte 14 € pour un seul domaine, sur une adresse partagée. Pour un site qui tient dans 30 Go, le VPS revient moins cher et évite de partager son adresse avec des voisins inconnus, chez un hébergeur qui n’identifie pas ses clients.
| VPS Linux | Cœurs et mémoire | SSD | Trafic | Prix par mois |
|---|---|---|---|---|
| V1.CH | 2 cœurs, 1 Go | 30 Go | 2 To à 100 Mbit/s | 12,90 € |
| V2.CH | 4 cœurs, 2 Go | 45 Go | 3 To à 200 Mbit/s | 25 € |
| V3.CH | 6 cœurs, 4 Go | 60 Go | 5 To à 200 Mbit/s | 35 € |
| V4.CH | 8 cœurs, 6 Go | 80 Go | 7 To à 300 Mbit/s | 60 € |
| V5.CH | 10 cœurs, 8 Go | 100 Go | 10 To à 300 Mbit/s | 75 € |
| V6.CH | 10 cœurs, 16 Go | 150 Go | 12 To à 400 Mbit/s | 100 € |
Chaque VPS donne l’accès root, accepte une image ISO personnalisée et peut chiffrer tout son disque. Les mêmes formules existent à Zurich et à Francfort, au même prix, et se paient de un à dix-huit mois. Une version sur disque NVMe commence à 15 €. Le trafic est compté sur les VPS : un tube qui dépasse ses 2 To devra monter de formule.
Le mutualisé reste utile à qui ne veut pas administrer de serveur. Ses quatre formules vont de 14 € pour un domaine et 50 Go à 49 € pour huit domaines et 500 Go, avec cPanel, un trafic non compté, un certificat Let’s Encrypt gratuit et des journaux d’accès anonymisés par défaut. Le nom de domaine n’est pas compris, et l’envoi de courriels en masse est exclu.
Les serveurs physiques et l’hébergement Tor de PrivateAlps
Le premier serveur physique coûte 160 € par mois pour deux Xeon X5670, 96 Go de mémoire DDR3, 1 To de SSD et un port de 1 Gbit/s non compté, avec cinq adresses IPv4 et un engagement de trois mois. La gamme haute commence à 365 € sur deux Xeon E5-2680 v4 et monte à 1 299 € avec un port de 20 Gbit/s non compté. Ces machines sont livrées à la main en 24 à 48 heures, quand un VPS est prêt en 2 à 10 minutes.
PrivateAlps loue aussi des services cachés en .onion, de 30 € par mois pour une adresse à 80 € pour cinq, avec trafic et bases de données non comptés.
Payer PrivateAlps en cryptomonnaie, sans retour possible
PrivateAlps se paie en Bitcoin, Monero, Litecoin, Ethereum, PerfectMoney ou une cinquantaine d’autres cryptomonnaies, et ne rembourse aucun paiement. Seuls un nom, qui peut être un pseudonyme, une adresse électronique et l’identifiant de la transaction sont demandés, et aucune vérification d’identité n’est prévue.
Un dépôt sur le compte reste sur le compte, même si la commande ne se fait pas. Quand une panne vient de l’hébergeur, la compensation prend la forme d’un avoir, qui ne se retire pas en argent, sauf décision contraire. Un service non renouvelé est suspendu après trois jours de grâce, puis peut être supprimé vingt-quatre heures plus tard, sans récupération des données. Un ticket prioritaire payant vise une prise en charge sous 10 heures et une résolution sous 24 heures, et son prix est rendu si le délai n’est pas tenu.
Qui exploite PrivateAlps ?
Aucune raison sociale, aucune adresse et aucun numéro d’immatriculation ne figurent sur le site, actif depuis 2020. PrivateAlps se présente comme un hébergeur suisse et dit ne communiquer des données que sur décision d’un juge suisse. L’assistance répond par tickets et sur Telegram, et le site a un miroir en .onion, mais pas de version française.
Sur Trustpilot, PrivateAlps obtient 3,8 sur 5 pour 90 avis, dont 79 % à cinq étoiles et 19 % à une étoile. Ces derniers, de 2024 à 2026, parlent de serveurs livrés avec plusieurs jours de retard, de pannes et de VPS ou de comptes fermés sans remboursement. PrivateAlps répond à la plupart et en conteste plusieurs.
Points forts et limites de PrivateAlps
Les points forts
- Aucune pièce d’identité à fournir, paiement en cryptomonnaie.
- Un VPS d’entrée moins cher que le mutualisé, avec son adresse IPv4 dédiée.
- Les plaintes pour droit d’auteur ignorées sur les VPS et les serveurs.
- Un VPS livré en quelques minutes, en Suisse ou en Allemagne.
Les limites
- Aucun remboursement, même sur un dépôt inutilisé.
- Aucune société identifiée derrière le service.
- Un prix revu à la hausse si les plaintes s’accumulent.
- Du trafic compté sur les VPS, 2 To sur le premier.
- Un engagement de trois mois sur le premier serveur physique.
PrivateAlps ou HostMeNow pour un hébergement sans pièce d’identité
HostMeNow accepte aussi la cryptomonnaie sans pièce d’identité, loue un VPS dès 6 € par mois aux Pays-Bas et rembourse l’hébergement de site sous 30 jours. HostMeNow est derrière une société londonienne immatriculée. PrivateAlps coûte plus cher et ne rembourse rien, mais héberge en Suisse et ignore les plaintes pour droit d’auteur.
AbeloHost est un hébergeur offshore exploité depuis 2012 par Abelohost B.V., à Amsterdam.
Lire la fiche AbeloHost →Advanced Hosting est un hébergeur d’infrastructure installé aux Pays-Bas, avec trois centres de données reliés à Amsterdam.
Lire la fiche Advanced Hosting →AlexHost est un hébergeur moldave fondé en 2008, avec son propre centre de données dans un abri antiaérien de Chisinau.
Lire la fiche AlexHost →AltusHost est un hébergeur établi à Amsterdam depuis 2008, avec des centres de données dans cinq pays européens.
Lire la fiche AltusHost →