Aller au contenu

Paiements en cryptomonnaies · Avis de la rédaction

PayRam avis : une passerelle crypto à héberger soi-même

payram.com

PayRam est un logiciel de paiement en cryptomonnaies que le marchand installe sur son propre serveur, sans inscription ni vérification. Il encaisse bitcoin, ether, USDT et USDC sur cinq réseaux, accepte la carte bancaire convertie en stablecoins, et ne publie pas son tarif.

Notre avis sur PayRam

PayRam convient à un site adulte qui a déjà été coupé par un prestataire de paiement et qui veut encaisser en USDT ou en USDC sur un serveur à lui, sans compte qu’un tiers puisse geler. Il faut savoir louer un VPS et taper une commande, et garder soi-même ses clés.

Le prix reste la grande inconnue : PayRam prend des frais sur les paiements, mais ne les publie pas. Le site ne nomme aucune société non plus. Un tube ou un site de webcam qui encaisse surtout en bitcoin regardera d’abord BTCPay Server, gratuit.

Page d’accueil de PayRam, passerelle de paiement auto-hébergée, avec la démonstration du paiement
PayRam

Installer PayRam sur son serveur

PayRam s’installe en une commande sur un VPS Ubuntu 22.04 à deux processeurs, loué environ 20 à 40 $ par mois chez Hetzner, Hostinger ou AWS, avec un nom de domaine qui pointe dessus. L’installateur met en place Docker, PostgreSQL et un certificat Let’s Encrypt, en une dizaine de minutes. Aucun compte n’est à ouvrir chez PayRam, et aucune pièce n’est demandée.

Une extension WooCommerce gratuite branche une boutique WordPress sur la passerelle, et une page de paiement à son nom s’ouvre par un simple lien. Le logiciel est suivi de près : la version 3.8.2 date de septembre 2026, et le journal des versions remonte à février 2024.

Où arrive l’argent avec PayRam

Chaque client reçoit une adresse de dépôt qui lui reste attribuée. Des contrats sur la chaîne ramassent ensuite automatiquement les soldes vers un portefeuille froid que seul le marchand ouvre, de préférence un portefeuille matériel. Le serveur ne garde que l’adresse publique : les clés des dépôts n’y sont pas. Un petit portefeuille chaud, alimenté en ETH, POL ou TRX, paie les frais de réseau de ces ramassages.

Personne ne peut donc bloquer les fonds, PayRam pas plus qu’un autre. La contrepartie est entière : une clé perdue ou un serveur mal tenu, et rien ne se récupère.

Les monnaies et la carte bancaire

PayRam accepte BTC, ETH, USDT et USDC sur Bitcoin, Ethereum, Tron, Base et Polygon, ainsi que le PYUSD, soit plus de 20 jetons. Le Lightning n’est pas pris en charge. Le client peut aussi payer par Visa ou Mastercard : le marchand reçoit des stablecoins sans ouvrir de compte chez un acquéreur. PayRam annonce 175 moyens de paiement pour cette entrée par carte.

La sortie vers les euros n’est pas encore là : le service de conversion vers un compte bancaire, en dollars, euros, dirhams ou roupies, est sur liste d’attente.

Payer modèles et affiliés en stablecoins

PayRam verse aussi, depuis le portefeuille du marchand, vers des modèles, des affiliés ou des prestataires, à la main ou par l’interface. Chaque versement passe par une double validation, où celui qui demande n’est jamais celui qui approuve, par un code à usage unique et par une liste de destinataires vérifiés. Des plafonds par heure et par jour arrêtent les montants inhabituels. Un versement sur la chaîne ne s’annule pas.

Le tarif de PayRam

PayRam ne publie aucun tarif : ses conditions commerciales se discutent en privé. Le programme d’affiliation reverse pourtant « jusqu’à 20 % » des frais que PayRam perçoit sur chaque marchand apporté, ce qui confirme qu’une commission existe. Il faut la demander par écrit avant d’installer, et ajouter le prix du serveur.

Les obligations du marchand qui utilise PayRam

PayRam consacre une page aux sites adultes, où il met en avant les paiements sans vérification d’identité et sans rétrofacturation. L’absence de vérification veut dire qu’il n’y a pas de compte PayRam à vérifier : les obligations d’identification, d’antiblanchiment et de licence du site restent les siennes, dans son pays. Aucune société n’est nommée sur le site, et les conditions publiées ne couvrent que l’application mobile. Sur l’App Store, les applications PayRam sont éditées par Mojo Nation Ltd.

Points forts et limites de PayRam

Les points forts

  • Aucun compte à ouvrir, rien à geler.
  • Les clés hors du serveur, ramassage automatique vers un portefeuille froid.
  • USDT et USDC natifs sur Tron, Base et Ethereum.
  • Le paiement par carte reçu en stablecoins.
  • Des versements encadrés par double validation.

Les limites

  • Aucun tarif publié.
  • Aucune société nommée sur le site.
  • Un serveur à tenir et des clés à ne pas perdre.
  • Pas encore de sortie vers un compte bancaire.

PayRam face à BTCPay Server

BTCPay Server s’installe aussi sur son serveur, est libre sous licence MIT et ne prend aucune commission, mais il est pensé pour le bitcoin et le Lightning et n’accède aux stablecoins que par extensions. PayRam traite l’USDT sur Tron et l’USDC sur Base sans nœud bitcoin, contre une commission non publiée.

Sources