
La catégorie Sexo, et ce qu’elle contient vraiment
Le catalogue de Getfluence range ses médias en 24 catégories, et l’une d’elles s’appelle Sexo dans l’interface française, Rated Adult dans l’anglaise. Elle rend 279 offres. Dans la liste française, elle se glisse entre Science et éducation et Sports, au même rang que Jeux d’argent, Santé ou Voyage. Aucune inscription particulière, aucune validation de niche, aucun palier de prix réservé : c’est une catégorie comme les autres, qu’on coche et qui filtre.
Son contenu surprend au premier coup d’œil. À côté de sites clairement adultes comme sexotherapie.net à 18 €, hentaicollection.net à 33 €, ladysextoy.fr et sexomatique.com à 35 €, leveilsensuel.com à 44 €, secrethostess.com à 404 € ou theporndude.com à 1 207 €, la catégorie contient surtout des titres de presse grand public. On y trouve voici.fr, femmeactuelle.fr, capital.fr, public.fr, aufeminin.com, cuisineactuelle.fr, programme-tv.net, passeportsante.net, lamontagne.fr et leveil.fr côté français, abc.es, semana.es, lecturas.com, eljueves.es et fotogramas.es côté espagnol, cosmopolitan.com, screenrant.com, blogto.com et clarin.com à l’international.
Ces médias ne publient pas du contenu adulte. Ils acceptent de publier un article sur un sujet adulte, ce qui n’est pas la même chose et ce qui explique la présence d’un quotidien régional dans la même liste qu’un annuaire de tubes. Pour un webmestre du secteur, la lecture pratique est simple : le rayon contient deux marchés superposés, un rayon adulte à deux chiffres et un rayon de presse à trois ou quatre chiffres, et le filtre ne les sépare pas.
Un dernier point de méthode. Un même média peut proposer plusieurs offres au même moment, à des prix différents, ce qui explique que lecturas.com apparaisse à 1 380 € et à 1 215 €, ou femmeactuelle.fr à 2 581 € et à 1 613 €. Les 279 offres correspondent donc à moins de 279 sites distincts.
De 18 à 13 728 euros l’article
Trié du moins cher au plus cher, le rayon Sexo s’ouvre à 18 € et se termine à 13 728 €. La médiane se situe autour de 300 €, ce qui place Getfluence très au-dessus des places de marché en libre-service de la catégorie. Tous les montants s’entendent hors taxe et dans la devise du compte, ici l’euro.

| Média | Prix de départ | Attribut du lien |
|---|---|---|
| sexotherapie.net | 18 € | dofollow |
| hentaicollection.net | 33 € | dofollow |
| ladysextoy.fr | 35 € | dofollow |
| secrethostess.com | 404 € | dofollow |
| theporndude.com | 1 207 € | dofollow |
| voici.fr | 1 613 € | nofollow |
| public.fr | 2 904 € | dofollow |
| lamontagne.fr | 4 033 € | dofollow |
| cosmopolitan.com | 12 904 € | nofollow |
| clarin.com | 13 728 € | dofollow |
La colonne des prix bouge aussi avec les promotions. Des étiquettes Promo apparaissent sur une partie du catalogue, et le rayon adulte en porte plusieurs, par exemple leveilsensuel.com à 44 €. Ces remises entrent et sortent, un panier construit une semaine ne se recompose pas au même prix la suivante.
Chaque ligne affiche le trafic, la tendance de trafic, les visiteurs mensuels, le Domain Authority, le Trust Flow et le Citation Flow, plus une colonne de couverture média. Les données viennent des outils du marché, que la plateforme relie aussi au compte Search Console de l’acheteur quand il l’autorise.
Dofollow, nofollow ou sponsorisé, l’étiquette est sur la ligne
Getfluence imprime l’attribut du lien dans le catalogue, avant la commande, sous trois valeurs, DF pour dofollow, NF pour nofollow et SP pour sponsored. C’est une transparence rare dans la catégorie, et elle change complètement la valeur d’une offre. Un article à 12 904 € sur cosmopolitan.com sort avec un lien nofollow. Un article à 2 209 € sur abc.es sort avec un lien marqué sponsored. Dans les deux cas, le lien ne transmet aucun crédit de classement.
Le partage est net dans le rayon adulte : les sites du secteur et les petits médias vendent presque tous du dofollow, la grande presse vend surtout du nofollow ou du sponsorisé. Autrement dit, plus le titre est gros, moins le lien pèse pour le référencement, et plus il coûte cher.
Ce choix a une logique. Google range l’achat de liens qui transmettent du crédit de classement dans le spam de liens, et ne tolère les liens payés que qualifiés par rel sponsored ou rel nofollow. Un grand média qui tient à son index applique la règle. Un acheteur qui vise le classement paie donc pour autre chose : une citation dans un titre connu, une page qui apporte du trafic direct, une source que les moteurs génératifs peuvent reprendre. Getfluence assume ce positionnement et vend aussi des formats pensés pour l’IA, un article AI-First et une mention insérée dans un article déjà publié.
Pour un site adulte, la règle d’achat se déduit sans effort. Si l’objectif est le lien, il faut filtrer sur DF et rester dans la partie basse du rayon, entre 18 et 400 €. Si l’objectif est la notoriété ou une citation reprise par une réponse générée, la presse à quatre chiffres se défend, sans en attendre un effet de classement.
Ce que les conditions de service disent du contenu adulte
Rien. Les conditions générales de vente de Getfluence ne contiennent ni le mot adulte, ni pornographie, ni sexe, ni érotique, ni obscène, ni la notion de niche sensible. Elles demandent de respecter les lois en vigueur, de ne pas utiliser le site à des fins illégales ou abusives et de fournir des informations exactes, et elles s’arrêtent là.
L’ouverture de Getfluence à l’adulte tient donc entièrement à son catalogue : une catégorie nommée, 279 offres achetables, des sites adultes identifiables parmi elles. C’est un fait commercial solide, ce n’est pas un droit écrit. Un média reste libre de refuser un brief, et la plateforme se réserve d’encadrer ce qui se publie chez ses partenaires.
La conséquence pratique tient en une phrase : avant d’engager un article à trois ou quatre chiffres, faites confirmer par écrit au service client que le sujet et la page cible sont acceptés par le média choisi. Un accord écrit dans la messagerie du support engage la plateforme sur ce média précis, là où la catégorie cochée n’engage personne.
L’exploitant, lui, est parfaitement identifié : Getfluence SAS, à Toulouse, active depuis 2018, une vingtaine de salariés déclarés et six établissements. Pour un secteur où beaucoup de places de marché ne publient ni adresse ni immatriculation, savoir à qui l’on paie un article à quatre chiffres compte.
Douze mois de garantie, huit jours de délai
Chaque placement est garanti douze mois : si l’article disparaît dans l’année, Getfluence le fait replacer sans frais. C’est la garantie la plus simple de la catégorie, et surtout elle ne connaît pas d’exception de niche, là où d’autres places de marché écartent explicitement les contenus sensibles de toute garantie.
Le délai moyen annoncé entre la commande et la publication est de huit jours, et le taux de livraison affiché est de 92 %. Ce dernier chiffre mérite d’être lu comme il est écrit : sur cent commandes, huit ne se concrétisent pas, le média ayant refusé ou n’ayant pas publié. L’argent revient alors sur la cagnotte, ce qui laisse le budget disponible pour un autre média.
Autour de la commande, la plateforme fournit un moteur de recommandation appelé SpotFinder, un assistant, une liste de souhaits, des campagnes et un écran de données relié à Google Search Console, Semrush, Majestic, Moz et Similarweb. Une interface de programmation existe pour les équipes qui intègrent leurs rapports. Un service entièrement géré, Getfluence+, prend en charge la stratégie, la sélection, la rédaction et le suivi pour ceux qui préfèrent déléguer.
Payer, et ce que devient l’argent non dépensé
Le compte est gratuit et s’ouvre sans carte bancaire. L’achat passe par une cagnotte que l’on recharge d’avance, en euros, sans montant minimum imposé, sans abonnement et sans engagement de volume. Le prix affiché sur une ligne du catalogue comprend déjà la rémunération du média et la part de Getfluence, il n’y a pas de commission ajoutée au moment de valider.
La somme déposée sur la cagnotte ne se récupère pas. Les conditions de service écartent toute demande de remboursement d’un dépôt et obligent à l’employer en commandes sur la plateforme. Pire, un compte resté sans connexion pendant douze mois voit les sommes non dépensées depuis deux ans expirer définitivement. La règle de conduite se déduit toute seule : on recharge le montant de la campagne en cours, et on garde les réserves sur son propre compte bancaire.
Du côté des éditeurs, un site qui veut vendre ses propres emplacements s’inscrit librement et indique le gain qu’il souhaite percevoir pour chaque collaboration. La plateforme calcule alors le prix final hors taxe payé par l’annonceur, gain de l’éditeur et commission comprise. Un site adulte peut donc s’inscrire comme média et fixer lui-même sa rémunération, sans que le taux prélevé soit publié.
Ce qui nous plaît, et ce qui freine
Les points forts
- Une catégorie adulte nommée et achetable. Sexo en français, Rated Adult en anglais, 279 offres, sans validation de niche.
- L’attribut du lien affiché avant la commande, dofollow, nofollow ou sponsorisé, ce qu’aucune autre place de marché de la catégorie ne fait aussi clairement.
- Douze mois de garantie sans exception de niche, avec remplacement sans frais si l’article disparaît.
- Un accès à la grande presse pour un sujet adulte, de voici.fr à clarin.com, ce qu’aucun autre service de l’annuaire ne propose.
- Aucun minimum, aucun abonnement, compte gratuit et paiement à la prestation.
Les limites
- Les conditions de service ne nomment jamais l’adulte. L’ouverture repose sur le catalogue seul, à faire confirmer par écrit avant un gros achat.
- Des prix de presse. Médiane autour de 300 €, et les titres connus demandent quatre chiffres.
- Les liens les plus chers sont les moins utiles au classement, la grande presse vendant surtout du nofollow ou du sponsorisé.
- La cagnotte ne se rembourse pas, et les sommes dormantes expirent au bout de deux ans.
- Des compteurs qui se contredisent, 70 000 médias annoncés en haut de l’accueil et 50 000 dans la foire aux questions de la même page.
- Peu de vrais sites adultes. Le rayon mélange une poignée de sites du secteur et une majorité de médias généralistes.
Getfluence ou une autre place de marché de l’annuaire ?
Le contraste le plus parlant est avec Linkavista, qui vend 26 145 emplacements acceptant un lien adulte à partir de 1 €, mais dont les conditions retirent aux contenus sensibles toute garantie de maintien. Getfluence propose cent fois moins d’offres et les garantit douze mois, Linkavista propose cent fois plus d’offres et n’en garantit aucune sur l’adulte. Le même produit, productosyjugueteseroticos.com, se vend 25 € ici et 11 € là.
OpenBacklinks joue encore un autre registre, celui du catalogue entre membres avec escrow et prix bas, sans aucun accès à la presse. Orbink et Links.me se situent entre les deux, avec des garanties par site et des catalogues généralistes.
Les autres services de la catégorie se départagent sur la commission, la garantie et la profondeur du rayon adulte. Les fiches ci-dessous donnent leurs chiffres.
insert.link vend des articles invités sur 54 sites adultes, de 15 à 1 245 dollars, et des insertions de lien dans 281 pages déjà publiées et choisies une par une.
Lire la fiche insert.link →Linkavista est une place de marché française de netlinking de 92 637 sites, dont 829 classés en thématique Adulte - Rencontre et 26 145 qui acceptent un lien adulte sur…
Lire la fiche Linkavista →Links.me est une place de marché de netlinking qui annonce 230 000 offres en 48 langues et plus de 50 niches, dont l’adulte.
Lire la fiche Links.me →NeedMyLink vend des articles invités sur une place de marché de 86 475 sites, dont 88 annonces portent la niche adulte, de 65 à 2 458 dollars.
Lire la fiche NeedMyLink →Les questions qu’on nous pose sur Getfluence
Getfluence accepte-t-il les sites adultes ?
Son catalogue porte une catégorie Sexo de 279 offres, achetable sans validation particulière, et plusieurs sites adultes y vendent leurs emplacements. Ses conditions de service, elles, ne mentionnent jamais le contenu adulte. L’acceptation se lit donc dans le catalogue et se confirme par écrit auprès du support avant une commande importante.
Combien coûte un article dans la catégorie Sexo ?
De 18 € sur un petit site du secteur à 13 728 € sur un quotidien international, avec une médiane autour de 300 €. Les vrais sites adultes se concentrent entre 18 et 400 €, la presse généraliste commence vers 1 000 €.
Le lien sera-t-il dofollow ?
Cela dépend de l’offre, et le catalogue le dit avant l’achat. Les sites du secteur et les petits médias vendent presque tous du dofollow, les grands titres vendent surtout du nofollow ou du sponsorisé, deux attributs qui empêchent la transmission de crédit de classement.
Que se passe-t-il si l’article disparaît ?
La publication est garantie douze mois et le placement est remplacé sans frais si le lien tombe pendant cette période. Cette garantie ne comporte aucune exception liée à la thématique.
Peut-on récupérer l’argent déposé sur la cagnotte ?
Non. Les conditions de service excluent le remboursement d’un dépôt, qui doit être dépensé en commandes. Un compte inactif douze mois voit en plus les sommes non utilisées depuis deux ans expirer.
Un article dans un titre de presse pour un sujet adulte vous intéresse ?
Le compte est gratuit, le catalogue s’ouvre aussitôt et l’attribut du lien s’affiche avant la commande.
Sources
- Getfluence : accueil, compteurs et garanties
- Getfluence : conditions générales de vente
- Getfluence : mentions légales
- Getfluence : politique de confidentialité
- Getfluence : la place de marché de backlinks
- Getfluence : espace des éditeurs
- Getfluence : catalogue et filtres, accès sur compte
- Annuaire des entreprises : Getfluence SAS, SIREN 842 437 865
- Google : le spam de liens et les liens payants