
Ce que SafeSearch laisse voir d’un site adulte dans Bing
Dans Bing, chaque internaute choisit son filtre SafeSearch, réglé par défaut sur « modéré » dans la plupart des pays. À ce niveau, les images et les vidéos explicites sont masquées, le texte explicite reste affiché. Le niveau « strict » retire les pages adultes des résultats. Microsoft précise que le réglage par défaut peut changer selon les usages ou la loi d’un pays.
Pour un tube, cela veut dire que ses vignettes ne s’affichent pas chez un internaute resté au réglage par défaut, alors que ses pages de texte peuvent se classer. Un site de rencontres, un blog ou un annuaire écrit perd donc moins de visibilité dans Bing qu’un site qui vit de ses images.
La barrière d’âge face à Bingbot
Bing ne publie aucune consigne sur les barrières d’âge. Ses consignes pour les webmestres classent en revanche le cloaking parmi les pratiques qui font perdre de la visibilité : un site ne doit pas servir aux robots une expérience sensiblement différente de celle des visiteurs. Une barrière posée par-dessus une page dont le texte est déjà dans le HTML sert le même document aux deux, ce qui reste le réglage le plus sûr.
Deux détails comptent pour un site adulte. Site Scan, l’audit technique de la console, se présente comme Bingbot mais part pour l’instant d’adresses IP qui ne sont pas celles de Bingbot : une barrière qui laisse passer le robot d’après son IP bloquera l’audit. Et la balise NOARCHIVE empêche Copilot de reprendre une page dans ses réponses, ce qu’un éditeur peut vouloir pour ses pages explicites.
Volumes de mots-clés et backlinks des concurrents, gratuits
L’outil Keyword Research donne le volume de recherche dans Bing d’un mot-clé et de ses variantes, sur une période choisie dans les six derniers mois, avec des filtres par pays, langue et appareil. Il propose des mots-clés liés, les questions posées autour du sujet et les dix premières URL classées. Pour un site qui hésite entre deux niches, c’est une mesure gratuite de la demande, à lire en gardant en tête que le public de Bing n’est pas celui de Google.
Le rapport Backlinks compare le profil de liens du site avec celui de deux autres sites, par exemple deux concurrents directs. Un filtre ne garde que les domaines qui font un lien vers eux et aucun vers vous : c’est la liste des sites à démarcher. Les liens affichés forment un échantillon représentatif du profil, qui peut en compter davantage. Le détail va jusqu’à 1 500 domaines référents et s’exporte en CSV.
Site Scan complète l’ensemble par un audit technique à la demande, dans un quota mensuel de pages fixé par Bing, sans possibilité de le relever. Cinq analyses restent enregistrées à la fois.
IndexNow ou la soumission d’URL pour faire indexer une page
IndexNow prévient Bing dès qu’une page est publiée, modifiée ou supprimée, et la notification est partagée avec les autres moteurs du protocole : Amazon, Naver, Seznam.cz, Yandex et Yep. Google n’y participe pas. Une seule requête porte jusqu’à 10 000 URL, après dépôt d’un fichier de clé à la racine du site. Beaucoup de CMS et de CDN l’intègrent déjà, et la console suit chaque envoi dans son onglet IndexNow.
La soumission directe à Bing reste possible, dans la console ou par API, avec un quota de 10 000 URL par jour et par domaine, remis à zéro à minuit UTC. Microsoft la garde pour les cas particuliers et prévient qu’elle pourrait disparaître au profit d’IndexNow. Soumettre plusieurs fois la même adresse n’accélère rien, et Bing peut refuser d’indexer une page soumise.
AI Performance : savoir si Copilot cite le site
Le rapport AI Performance compte les citations des pages du site dans Microsoft Copilot, dans les résumés générés par Bing et chez certains partenaires. Il montre les pages citées et les « requêtes d’ancrage », des expressions courtes qui résument ce que l’IA cherchait. Quatre fonctions en aperçu s’y ajoutent : le classement des requêtes par intention, leur regroupement par thème, la part de citations du site sur une requête et la comparaison de deux périodes.
Les données sont échantillonnées : une citation rare peut ne pas apparaître, et les totaux varient d’une vue à l’autre. Une citation ne compte ni comme un clic ni comme une visite. L’export se fait en CSV ou en Excel.
Installer la console sur un site adulte
Un site déjà validé dans Google Search Console s’importe avec ses sitemaps et les rôles de ses utilisateurs, et Bing le considère aussitôt comme validé. L’import traite 100 sites à la fois, dans la limite de 1 000 par compte. Sans Google, la validation passe par un enregistrement DNS, un fichier BingSiteAuth.xml à la racine ou une balise meta dans la page d’accueil. Sur un site derrière une barrière d’âge, la validation par DNS évite de se demander ce que Bing reçoit en ouvrant la page.
Les premières données arrivent en général 48 heures après l’ajout. Le rapport Search Performance donne ensuite clics, impressions, taux de clic et position sur six mois au plus, en séparant le web, les actualités, les images, les vidéos et le panneau de connaissances. Chaque page affichée dans un même résultat compte pour une impression, si bien que les chiffres ne se comparent pas ligne à ligne avec ceux de Google.
Points forts et limites de Bing Webmaster Tools
Les points forts
- Gratuit, et installé en quelques minutes par l’import depuis Google.
- Volumes de recherche par pays, langue et appareil.
- Backlinks comparés avec deux concurrents.
- IndexNow, qui prévient aussi d’autres moteurs que Bing.
- Citations dans Copilot suivies page par page.
Les limites
- Six mois d’historique, rien avant l’ajout du site.
- Images et vidéos explicites masquées avec le SafeSearch par défaut.
- Aucune consigne sur les barrières d’âge.
- Site Scan bloqué par une barrière qui filtre les IP de Bingbot.
- Backlinks et citations échantillonnés.
Bing Webmaster Tools ou Google Search Console
Chaque console ne parle que de son moteur, et les deux s’installent ensemble. Google Search Console reste la première à installer pour un site adulte, avec son inspection d’URL qui montre ce que Googlebot reçoit derrière la barrière. Bing Webmaster Tools s’ajoute ensuite par l’import, pour ses volumes de mots-clés, sa comparaison de backlinks et le suivi de Copilot. Pour un audit technique plus poussé que Site Scan, Screaming Frog SEO Spider s’installe sur son propre poste.
Semrush est une suite SEO en ligne qui réunit recherche de mots-clés, analyse des concurrents, audit technique et suivi de positions.
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