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Serveurs proxy · Avis de la rédaction

Squid avis : le proxy libre à installer sur son serveur

squid-cache.org

Squid est un proxy cache libre, sous licence GPLv2 ou ultérieure, maintenu par la Squid Software Foundation. Il est gratuit, s’installe sur son propre serveur et ne fournit aucune adresse IP : il sort par celle de la machine. Sa version stable est la 7.7, sortie en août 2026.

Notre avis sur Squid

Squid convient au webmaster qui veut son propre proxy, sans abonnement, par exemple pour faire sortir ses outils par un VPS dans un pays donné. Il ne remplace pas un fournisseur d’IP résidentielles : il n’a que l’adresse du serveur où il tourne.

Il demande un vrai suivi : la configuration par défaut révèle l’adresse du client, et plusieurs failles corrigées en 2026 imposent la dernière version.

Page d’accueil de squid-cache.org avec le logo en calmar, le titre « Squid: Optimising Web Delivery », le menu docs, download, donate, support et le paragraphe de présentation du proxy cache
Squid

Squid ne fournit aucune adresse IP

Squid est un logiciel : le trafic sort par l’adresse IP du serveur qui l’héberge. Pour vérifier une offre d’affiliation ciblée sur l’Allemagne ou une publicité réservée au Canada, il faut donc un VPS dans ce pays. Pour des centaines d’adresses tournantes ou des IP résidentielles, il faut un fournisseur comme Webshare. Aucune condition d’usage ne s’applique au logiciel lui-même, seulement celles de l’hébergeur du serveur.

Les en-têtes qui révèlent le client

Par défaut, Squid ajoute l’adresse IP du client dans l’en-tête X-Forwarded-For et signale son passage dans l’en-tête Via. Pour un proxy de vérification, il faut couper forwarded_for et via dans la configuration, sans quoi le site visité voit l’adresse réelle derrière le proxy. Squid gère HTTP et HTTPS, mais pas SOCKS en natif.

Garder Squid à jour

Le projet ne maintient que la dernière version stable. En septembre 2026, il a publié plusieurs avis de sécurité, dont une injection de commandes dans la passerelle FTP corrigée seulement dans la dernière version, et une contrebande de requêtes HTTP corrigée en 7.6. Les distributions livrent souvent une série plus ancienne : Debian 12 reste en 5.7 et Debian 13 en 6.13, avec des correctifs reportés.

Ce que Squid sait faire

  • Proxy et cache HTTP, HTTPS et FTP, en IPv4 et IPv6.
  • Règles d’accès et authentification par mot de passe.
  • Choix de l’adresse de sortie quand le serveur en a plusieurs.
  • Chaînage vers d’autres proxys.

La Squid Software Foundation, association à but non lucratif du Colorado créée en 2011, porte le projet, dont le code remonte à 1996.

Points forts et limites de Squid

Les points forts

  • Gratuit et libre.
  • Un projet ancien et toujours maintenu.
  • Des règles d’accès fines.

Les limites

  • Aucune IP fournie.
  • L’adresse du client révélée par défaut.
  • Des failles qui imposent la dernière version.
  • Pas de SOCKS natif.

Squid ou un fournisseur de proxys ?

Webshare vend des proxys prêts à l’emploi, en datacenter ou résidentiels, avec dix proxys gratuits pour essayer. Squid reste gratuit mais n’apporte que l’adresse de votre serveur. Squid Proxies (squidproxies.com) est une société distincte qui vend des proxys payants, en datacenter ou résidentiels, sans lien avec le logiciel Squid.

Sources