
DraupnirSoft tourne-t-il sur un PHP actuel ?
Rien ne permet de compter sur DraupnirSoft avec PHP 7 ou PHP 8 : ses fichiers sont chiffrés par IonCube, et ionCube n’annonce la lecture par ses chargeurs PHP 7 que pour les fichiers de son encodeur version 9, sorti en 2015. Les versions gratuite et payante portent toutes deux la date du 24 décembre 2009, et les prérequis n’ont jamais dépassé « PHP 5.2 ou plus ». Le code ne peut être ni lu, ni adapté, ni corrigé par celui qui l’installe, et l’en-tête de chaque fichier interdit d’y toucher.
L’aide ne passe que par un forum, et les courriels restent sans réponse sauf si le forum est en panne. Ce forum répond aujourd’hui par une erreur 404, comme la démonstration encore annoncée sur l’accueil. Aucune société ni adresse n’est publiée : l’auteur signe AmateurFlix et les fichiers portent un copyright au nom de Night Raven.
Le script s’installe en général à la racine du site, demande un répertoire en droits 777 le temps de l’installation et laisse derrière lui un fichier d’installation qui, oublié sur le serveur, permet à n’importe qui d’écraser les réglages. Aucun correctif n’est paru depuis la dernière version.
Le trade de visiteurs selon DraupnirSoft : ratio, skim et forces
DraupnirSoft compte les visiteurs envoyés par chaque partenaire, appelé trade, puis lui renvoie une part des clics sortants selon un ratio de retour. Le skim fixe la part des clics envoyée aux trades plutôt qu’aux galeries, réglable lien par lien de 0 à 100 % ou depuis l’administration. Une force envoie un volume imposé à un trade pour lancer un nouvel échange.
La productivité, ou prod, mesure les clics moyens par visiteur : 2,5 clics donnent une prod de 250 %. Un trade dont la prod dépasse la moyenne reçoit un bonus, un trade en dessous une pénalité. Le Ranking Ratio règle la répartition, d’un partage égal près de 0,99 à des retours concentrés sur les premiers trades près de 0,5. Les toplists se trient par visites, par clics ou par qualité, et se reconstruisent toutes les 1 à 1 440 minutes.
Relier plusieurs sites : maître, esclaves et réseaux de confiance
Un réseau DraupnirSoft compte une installation maître et des installations esclaves qui s’y rattachent par un mot de passe. Le réseau d’un autre webmaster qui utilise le script peut être déclaré « de confiance » : les trades avec ses sites se créent alors en un clic et s’approuvent seuls. Le script rejoint aussi de nouveaux trades quand il en manque, en choisissant des sites de la même niche et du même format.
Le Build Mode fait grossir un site sur 10, 20 ou 30 jours. Chaque jour, il ajoute trois trades, leur envoie une petite force ponctuelle et supprime les trois moins performants. Une option efface aussi les trades sans visite depuis dix jours. L’auteur dit faire tourner une soixantaine de copies sur un seul serveur, avec un réglage qui retarde les tâches cron quand la charge monte.
Les contrôles contre le trafic triché
DraupnirSoft suspend seul un trade qui envoie trop de proxies, pas assez de visiteurs uniques, une prod hors des bornes, une qualité trop basse ou trop peu de visiteurs dans les langues choisies. Un petit trade est jugé sur ses 100 dernières visites quand il en a reçu moins de 100 en 24 heures, et il se réactive quand ses chiffres redeviennent bons.
- Un détecteur de robots, branché par un fichier de suivi d’image, envoie les visiteurs suspects vers les galeries et jamais vers les trades. Le trafic AOL le déclenche à chaque fois et n’est que noté.
- Les listes noires portent sur le domaine, l’IP du serveur, l’IP du webmaster qui s’inscrit et des mots du formulaire. Elles se propagent du maître à tous les sites du réseau en une heure ou deux, un partage que l’auteur déconseille quand le réseau s’étale sur plusieurs serveurs.
- Le formulaire d’inscription peut rester ouvert, fermé, ou ouvert avec des trades désactivés jusqu’à examen. Un nouveau venu peut recevoir un ratio très bas jusqu’à ses 100 premières visites.
Prix et prérequis d’installation de DraupnirSoft
La version gratuite de DraupnirSoft prélève moins de 1 % des clics, rien sur les clics de toplist, et ne retire aucune fonction. La version payante reste téléchargeable pour les détenteurs d’une licence, sans prix ni moyen d’achat affichés. Une licence vaut pour un domaine et se cède à un autre propriétaire. L’offre de trois licences gratuites a expiré.
Le serveur doit tourner sous Unix ou Linux avec PHP 5.2 ou plus, le chargeur IonCube, un accès FTP, une tâche cron chaque minute, wget ou lynx et allow_url_fopen activé. Il ne faut ni MySQL ni SSH. Les pages suivies sont en .php ou en .shtml, sous le répertoire du script.
Points forts et limites de DraupnirSoft
Les points forts
- Toutes les fonctions en version gratuite, contre moins de 1 % des clics.
- Plusieurs sites pilotés ensemble, avec trades en un clic entre réseaux de confiance.
- Des contrôles complets sur les proxies, l’unicité, la prod, la langue et les robots.
- Ni MySQL ni SSH à prévoir.
Les limites
- Un logiciel abandonné, aux prérequis arrêtés à PHP 5.2.
- Un code chiffré, impossible à auditer ou à corriger.
- Aucun support : forum et démonstration en 404.
- Aucune société identifiée derrière le logiciel.
DraupnirSoft ou ELX Nexus pour échanger du trafic
ELX Nexus, l’autre service de la catégorie, travaille à l’échelle d’un site payant : ventes croisées et échange de membres entre paysites, dans un forfait loué qui comprend aussi l’hébergement et l’encaissement. DraupnirSoft s’installe soi-même et ne gère que les visiteurs échangés entre sites de galeries.