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Bandeaux cookies · Avis de la rédaction

ConsentOS avis : une CMP à héberger soi-même, encore jeune

consentos.dev

ConsentOS est une plateforme de gestion du consentement à héberger sur son propre serveur, publiée par la société londonienne Slate Data Ltd sous Elastic License 2.0. Elle réunit bandeau, scanner de cookies, journal des consentements et administration de plusieurs sites, gère IAB TCF v2.3 et Google Consent Mode v2, et en est à sa version 0.3.0.

Notre avis sur ConsentOS

ConsentOS intéresse un éditeur qui gère plusieurs sites adultes, dispose d’un administrateur système et veut garder bandeau, scanner et preuves de consentement sur ses propres serveurs, sans abonnement. Pour un site seul, sans serveur à soi, la plateforme demande trop d’infrastructure.

Le projet a six mois et seize étoiles sur GitHub. Sur un site qui vit de régies adultes, son blocage automatique ne retient pas leurs balises sans réglage, contrairement à ce que dit sa documentation.

Page d’accueil de la documentation ConsentOS, avec le menu des rubriques à gauche et quatre cartes : installation, intégration du bandeau, réaction au consentement, blocage des cookies et des scripts
ConsentOS

ExoClick et JuicyAds passent le bloqueur de ConsentOS sans réglage

Le bloqueur de ConsentOS retient un script seulement s’il le reconnaît. Une balise de régie qu’il ne sait pas classer s’exécute avant le choix du visiteur. La documentation annonce l’inverse : un script inconnu serait rangé en marketing, donc bloqué. Le code du bandeau laisse pourtant passer tout script sans catégorie.

Les motifs intégrés couvrent Google, Meta, X, LinkedIn, TikTok, Hotjar ou Matomo. Aucune régie adulte n’y figure, ni dans l’Open Cookie Database livrée avec le projet. Pour retenir ExoClick, JuicyAds, TrafficStars ou TrafficJunky, il faut ajouter l’attribut data-category="marketing" sur leur balise. La documentation cite un attribut data-consent, que le code ne lit pas.

Les iframes ne sont pas bloquées du tout. Une vidéo intégrée ou un widget publicitaire en iframe se remplace à la main par un encart, que le script du site transforme en iframe après l’accord. Le bloqueur retient en revanche les cookies et le stockage local écrits en JavaScript par des catégories non acceptées.

Ce qu’il faut pour faire tourner ConsentOS

ConsentOS se déploie avec Docker Compose ou un chart Helm pour Kubernetes. La pile comprend une API en Python, un scanner qui pilote un navigateur Playwright, PostgreSQL 17, Redis et des tâches Celery, plus l’interface d’administration. Sur le site, une balise script charge un chargeur d’environ 2 Ko puis un bandeau d’environ 26 Ko, isolé du thème dans un Shadow DOM.

Le logiciel est gratuit. Le coût réel est celui du serveur et du temps passé à le maintenir. Chaque installation envoie chaque jour un signal anonyme de télémétrie, sans consentements ni domaines, que la variable TELEMETRY_ENABLED=false coupe.

Un réseau de sites dans une seule administration

ConsentOS gère des organisations, des groupes de sites et des sites, avec des réglages qui descendent du niveau général vers chaque site puis chaque région. Un éditeur qui exploite plusieurs tubes règle une fois ses catégories et son bandeau, puis ajuste site par site.

Le bandeau change selon la région : accord préalable pour l’Europe, opposition pour la Californie. Derrière Cloudflare, le pays du visiteur arrive par l’en-tête cf-ipcountry sans réglage. Le signal Global Privacy Control est pris en compte. Les textes du bandeau sont livrés en anglais, et le français se saisit site par site.

La licence Elastic 2.0 permet d’héberger ConsentOS pour ses propres sites. Elle interdit de le fournir à des tiers comme service hébergé ou géré, ce qui ferme la porte à une agence qui voudrait le revendre à ses clients.

Un projet en version 0.3.0

Le dépôt GitHub a ouvert en avril 2026. Les versions 0.2.0 et 0.3.0 sont sorties en juin, et des correctifs ont suivi jusqu’à fin septembre, le dernier pour l’API de consentement de Shopify. Le dépôt compte seize étoiles, huit copies et sept tickets ouverts. Rien ne garantit encore le rythme des mises à jour ni la stabilité de la configuration d’une version à l’autre.

Points forts et limites de ConsentOS

Les points forts

  • Tout sur ses serveurs : bandeau, scanner, journal et administration.
  • Plusieurs sites sous une seule administration.
  • IAB TCF v2.3, GPP et Consent Mode v2 dans la même plateforme.
  • Aucun abonnement.

Les limites

  • Les régies non reconnues passent sans attribut sur leur balise.
  • Aucun blocage des iframes.
  • Une infrastructure lourde pour un seul site.
  • Un projet de quelques mois, en version 0.x.
  • Revente en service géré interdite par la licence.

ConsentOS ou c15t pour garder ses preuves chez soi

c15t garde aussi les consentements dans une base que l’on héberge, sous licence Apache 2.0, qui n’interdit pas la revente. c15t demande un site en React et ne scanne pas les cookies. ConsentOS se pose par une balise script sur n’importe quel site et fournit un scanner, au prix d’un serveur complet à maintenir.

Sources